Madagascar: Extorsion de fonds - Deux cadres d'une institution arrêtés

Deux membres du personnel d'une institution se trouvent en garde-à-vue à Fiadanana depuis lundi. Ils sont enquêtés pour extorsion de fonds.

Du fil à retordre. Un vol de moto survenu le 22 juin, à Ankazomanga, s'est soldé par une extorsion de fonds. Un officier supérieur de la marine nationale et une commissaire sont soupçonnés de ce délit. Ces membres du personnel d'une institution sont en garde-à-vue dans les locaux de la section des recherches criminelles, à Fiadanana, depuis leur arrestation de lundi.

Le deux-roues appartient à une commerçante habitant à Alasora. Le 22 juin, elle l'a perdu devant son magasin à Ankazomanga.

Dix jours après sa déclaration de perte, trois individus affirmant être des colonels et commissaire auprès d'une institution sont venus chez elle. Ils étaient à bord d'une Peugeot 306 blanche, a-t-on indiqué. Ils auraient intimidé la dame, « Votre moto a été conduite par une personne qui va commettre un meurtre. Donc, on a besoin de 50 millions fmg (ndlr : 10 millions d'ariary) si vous ne voulez pas aller en prison ».

La femme, apeurée, leur a donné la somme demandée le même jour, selon les informations recueillies.

Coup de filet

Puis le 29 juillet, vers 10h30, les mêmes personnes se sont encore présentées au magasin de la victime, à Ankazomanga. Ils ont réclamé 40 millions d'ariary cette fois-ci.

La femme a négocié. Le montant a alors été réduit à 30 millions d'ariary et dont le paiement aurait eu lieu avant-hier, à 14 heures, à une station-service à Antanimena.

En attendant, la victime s'est dépêchée de porter plainte au poste avancé de la gendarmerie à Alasora. Un coup de filet a été organisé. Le rendez-vous a été fixé au By-pass près du service des domaines.

Vers 16 heures, les gendarmes ont arrêté deux des trois suspects sur place avec leur voiture. Après identification, l'on sait qu'ils travaillent à la Présidence. La victime a enregistré toutes leurs conversations téléphoniques.

Des ordres ont été reçus suivant lesquels les deux officiers seront retenus en garde-à-vue à la section des recherches criminelles. L'enquête et les investigations se poursuivent.

Des bribes d'informations révèlent que l'un des fonctionnaires arrêtés a des antécédents judiciaires. Il avait déjà écopé d'une peine de prison pour meurtre.

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