Congo-Kinshasa: Blocage !

Processus électoraux biaisés et truffés d'irrégularités. Illusion des réformes et résultats contestés, il n'y a aucun doute, les trois cycles électoraux de 2006, 2011 et 2018 nous ont beaucoup appris.

Malgré cela, à l'allure où vont les événements, il se peut que pour les prochaines joutes électorales prévues selon le délai Constitutionnel, en 2023, que l'on revive encore les mêmes causes qui vont, tout naturellement, produire les mêmes effets. «Chassez le naturel, il revient au galop», dit-on. Telle une montée en puissance, les spectres des contestations et tensions pourraient hisser d'un cran et la bataille dans les rues feraient malencontreusement des morts d'hommes, si l'on ne rectifie pas les tirs.

Les 8 confessions religieuses n'ont apparemment pas appréhendé les enjeux décisifs, avant de sombrer dans les tirs entrecroisés tel un règlement de comptes. Les sorties médiatiques des uns, et la réplique coup sur coup des autres, ne feront que diviser un peu plus ces hommes religieux alors que la question de la désignation d'un remplaçant de Corneille Nangaa se trouve d'ores et déjà, sur la table de Mboso N'kodia qui devrait, à son tour, soumettre les rapports à la plénière pour débat.

Toujours est-il que les politiques doivent, de prime abord, cesser de jouer au chat et à la souris avec le Bureau Mboso qui, lui, attend avec impatience les noms des délégués des formations politiques pour constituer finalement un nouveau bureau de la CENI et une nouvelle assemblée générale de cet organe d'appui à la démocratie. Le blocage persiste.

Le FCC fidèle à Joseph Kabila n'attend pas envoyer les noms de ses délégués à ce stade. Ensemble pour la République de Moïse Katumbi pourtant membre de l'USN, ayant voté pour l'adoption de la loi Lutundula sur la CENI, a décidé de ne pas déposer les noms de ses délégués, au regard notamment des divergences apparues au sein de la plateforme des confessions religieuses. Mboso aura du pain sur la planche pour arriver à mettre d'accord ces élus du peuple qui semblent, sous Fatshi, retrouvés la plénitude de leur liberté.

Les incompréhensions des hommes religieux, n'ont été que le signe avant-coureur de ce qui allait arriver à l'approche de remplacement de l'équipe Nangaa. La position de l'UNC, le silence mystérieux du MLC de chairman Jean-Pierre Bemba, imposent des discussions sérieuses pour désamorcer ce blocage.

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