Congo-Kinshasa: Prorogation de l'état de siège, CENI,... - Assemblée nationale - Bathé Ndjoloko lève l'équivoque

La séance plénière d'hier, mardi 3 août 2021, était consacrée essentiellement à l'examen et au vote du projet de loi portant prorogation de l'état de siège dans une partie du pays.

Ainsi, bien avant la tenue de cette plénière, au cours d'une entrevue accordée aux fils limiers du quotidien La Prospérité, le Député national Bathé Ndjoloko Tambwe a brisé l'omerta, en plaçant son point de vue quant à la néccessité de proroger pour la 5ème fois de suite, l'état de siège dans les provinces d'Ituri et du Nord-Kivu, toutes les deux en proie à l'insécurité.

Pour ce Député élu national de la circonscription de Pangi dans le Maniema, la prorogation de l'état de siège en Ituri au Nord-Kivu doit-être précédée par des évaluations, question de savoir ce qui a été fait à ce stade. « Je suis tout à fait d'accord qu'il faut proroger cet état de siège. Mais à une seule condition, on doit arriver à faire des évaluations pour que nous puissions savoir où est-ce que nous en sommes », a-t-il suggéré. A l'en croire, il est plus que néccessaire pour le Gouvernement de venir éclairer la représentation nationale quant à ce.

Dans un autre chapitre, parlant de la question qui fait couler beaucoup d'encres sur la désignation d'un nouveau Président de la CENI, quoi que membre du Front Commun pour le Congo (FCC) de Sénateur à vie Joseph Kabila, Bathé Ndjoloko Tambwe insiste sur le consensus pour qu'il y ait un processus électoral inclusif et apaisé en RDC. « Le processus électoral doit être le plus inclusif et le plus apaisé.

Et pour avoir l'inclusivité et l'apaisement maximal, nous pensons qu'il faut que le consensus soit levé à la base, cela peut prendre encore un peu du temps mais ce consensus soit là, sinon alors on repart à la protestation et tout cela, on sait combien cela a préjudicié le pays jusqu'aujourd'hui, il y a toujours manque de légitimité. Et nous pensons qu'il est temps qu'on arrête et qu'on se dise nous devons aller aux élections d'accord, mais pas à tout vent et à tout prix et par tous les moyens non. Nous pensons qu'il faut un consensus minimal autour de certaines questions qui mettent les uns les autres mal à l'aise », a-t-il précisé.

En rapport avec les attaques des lieux de culte et celle de la résidence de Cardinal Fridolin Ambongo, laquelle attaque survenue dimanche dernier, "l'honorable" Bathé Ndjoloko a condamné fermement ces actes ignobles. « Je proteste tout acte de vandalisme, surtout des injures publiques. Nous ne sommes pas dans un pays où il n'y a ni règle morale ni règle civique.

Nous sommes un pays hautement chrétien et un chrétien s'empêche de poser certains actes et s'empêche de tenir certains propos et quand on a en face de soi un homme oint par Dieu, qui est à la tête d'une Eglise, d'une paroisse, d'une chapelle, on doit avoir de la réserve. Ce n'est pas pour la première fois dans ce pays que les autorités écclésiastiques catholiques prenent des positions contre le pouvoir établi, mais il y a eu toujours de voies de sortie, car l'Eglise elle est du côté des faibles, des opprimés, de ceux-là qui n'ont rien », a en outre condamné l'élu du peuple.

Il espère que ces actes ignobles ne vont plus se répéter, d'autant plus que, les congolais vendent une très mauvaise image de ce pays sans se rendre compte et en fin de compte la RDC devient un pays infréquentable à cause de ces gestes qui ont un impact important sur l'opinion.

D'emblée, il sied de noter que la plénière de ce mardi a permis aux élus du peuple de proroger pour la 5ème fois l'état de siège. Avant cette adoption les Députés ont débattu sur les évaluations de l'état de siège à huis-clos.

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