Cameroun: Criquets pèlerins à Extrême-Nord - La menace plane

Les responsables du ministère de l'Agriculture et de la Fao étaient réunis à Maroua récemment pour envisager les pistes de prévention.

Un atelier de renforcement de capacités sur l'anticipation et le contrôle des invasions de criquets pèlerins réunissait récemment à Maroua 15 techniciens et agents de vulgarisation venus des régions de l'Adamaoua, du Nord et de l'Extrême-Nord. C'est qu'il plane une menace d'invasion de criquets dans la région de l'Extrême-Nord. Une situation qui inquiète les principaux acteurs.

Au vu de la place des régions septentrionales dans la production céréalière, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao) manifeste une grande inquiétude. « Si le Cameroun était envahi par les criquets pèlerins entre août-septembre et mi-octobre qui coïncident avec les stades de début de floraison et épiaison des cultures céréalières, 4.100.000 personnes pourraient se retrouver en état d'insécurité aigüe dont 1.500.000 habitants à l'Extrême-Nord, 900.000 au Nord et 400.000 dans l'Adamaoua », a déclaré Fidèle Kengni, consultant à la Fao.

Une raison suffisante pour amener le ministère de l'Agriculture et du Développement rural (Minader) à prendre au sérieux la menace des criquets pèlerins. On sait bien que ces trois régions ravitaillent considérablement celles du sud en céréales et même certains pays frontaliers tels que la RCA, le Nigeria, le Gabon et la Guinée équatoriale. C'est dans ce sens que la Fao et le gouvernement camerounais ont décidé de mutualiser leurs forces pour lutter contre ces ravageurs de cultures et éviter ainsi l'insécurité alimentaire et la malnutrition.

Il faut dire qu'en 2019, les criquets pèlerins ont commencé à envahir la corne de l'Afrique en progressant vers l'intérieur du continent. Selon Simplice Sadou, délégué régional du (Minader) de l'Extrême-Nord, la menace est même déjà présente. « Au mois de janvier, nous avons fait face à une invasion et plus récemment à la dernière décade du mois de juin, avec le petit décalage en termes d'arrêt des pluies, il y a eu une peau de sécheresse qui a provoqué le développement de certaines chenilles, notamment dans la zone de Koza. Il a fallu faire des interventions rapides pour ne pas avoir des impacts négatifs sur la production agricole », a confié Simplice Sadou.

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