Afrique Centrale: Emprunts obligataires - Première cotation pour le Congo et le Gabon

La cérémonie y relative a eu lieu vendredi dernier à la Bourse des Valeurs mobilières d'Afrique centrale à Douala.

La Bourse des Valeurs mobilières de l'Afrique centrale (BVMAC) a célébré, le 30 juillet dernier, le démarrage des négociations des obligations des Etats du Congo et du Gabon, respectivement libellées "EOCO 6,25% NET 2021-2026" et "EOG 6% NET 2021-2026" sur le marché des obligations de sa cote.

La cérémonie était présidée par la ministre gabonaise de l'Economie et de la Relance, Nicole Roboty Mbou, assistée pour la circonstance de Philippe Andely, représentant du ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Lagoum Yamoussoum, président de la Commission de surveillance du marché financier de l'Afrique centrale (COSUMAF), en présence de Jean Claude Ngbwa, directeur général de la Bourse.

Nicole Roboty Mbou a relevé le rôle unique et important de la BVMAC dans la mobilisation de l'épargne sous-régionale et le financement des économies. Et pour qu'elle continue à jouer ce rôle, il lui faudra augmenter de manière significative le volume des opérations cotées, mais aussi procéder à une large diffusion de l'information boursière, afin que le grand public s'approprie les actions de la Bourse. Tout en faisant progresser des réformes courageuses et primordiales pour inscrire les bons du trésor dans cette mouvance et renforcer la présence du secteur productif.

Des capacités de financements existent également pour le secteur privé. Mais il doit moderniser sa gestion financière. Jean Claude Ngbwa, tout en indiquant que cet événement est l'aboutissement du travail de tous les acteurs du marché sous-regional, s'est engagé à relever les défis et surmonter les obstacles qui attendent la BVMAC. Afin qu'elle reflète le véritable potentiel des économies sous-régionales avec le soutien des États, et ambitionne d'être un instrument de leur accompagnement dans la relance économique.

Ces cotations, qui font suite aux emprunts obligataires par appel public à l'épargne, ont permis à l'Etat du Congo de placer 11 323 000 obligations et au Gabon 18 827 775, au prix de 10 000 F l'unité. Le Congo a ainsi levé 113,23 milliards de F, qui lui permettront entre autres de financer des projets d'investissement inscrits dans sa loi de finances 2021. Le Gabon, lui, lève un peu plus de 188,82 milliards de F pour l'apurement des moratoires en portefeuille à la direction générale de la dette, et le financement des projets prioritaires du plan d'accélération de la transformation de son économie.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X