Afrique: Sud Quotidien en partenariat People's Daily - «L'Amérique d'abord» est le plus grand dommage au multilatéralisme

Les statistiques des Centres de contrôle et de prévention américains montrent qu'au 23 juillet, les États-Unis avaient une hausse quotidienne moyenne de 40 246 cas confirmés de COVID-19 au cours de la semaine dernière, soit une augmentation de 46,7% par rapport à la semaine dernière. Face à une situation épidémique pourtant de plus en plus tendue, certains politiciens américains, au lieu de se concentrer sur la lutte contre l'épidémie dans leur propre pays, continuent de se livrer aux manœuvres éculées de la stigmatisation épidémique, de l'étiquetage du virus et de la politisation de sa traçabilité. An de couvrir juridiquement leurs actions visant à discréditer d'autres pays et à saper la lutte mondiale contre la pandémie, les États-Unis n'ont jamais cessé d'utiliser la bannière des «institutions multilatérales» et des «pays partenaires» pour tenter de s'imposer comme porte-parole pour la communauté internationale. Cependant, les actions des États-Unis sont complètement contraires au consensus de la communauté internationale et relèvent carrément d'une sorte de pseudo-multilatéralisme.

La manipulation politique des États-Unis consistant à vouloir faire la pluie et le beau temps et prétendre avoir toujours raison a gravement endommagé la coopération mondiale anti-épidémie et a causé de graves problèmes au travail de l'OMS. De la stigmatisation du noms du virus à la violation flagrante de réglementations pertinentes de l'OMS et d'autres au retrait de l'OMS l'année dernière à la tentative de cette année de rassembler des alliés individuels pour refuser le rapport de recherche conjoint Chine-OMS sur la traçabilité de la COVID-19, laissant ouvertement les agences de renseignement dominer l'origine du virus et se livrant à un battage médiatique répété de la «théorie de la fuite de laboratoire» pour établir une présomption de culpabilité, les États-Unis visent clairement à déplacer leur responsabilité dans leur lutte inefficace contre l'épidémie et à atteindre l'objectif politique de discréditer et de réprimer la Chine. Les faits ont montré que les politiciens américains qui ont proclamé haut et fort «L'Amérique est de retour» pensent toujours au plus profond d'eux-mêmes «L'Amérique d'abord», et ils n'ont que de l'égoïsme dans le cœur.

De plus en plus de preuves montrent qu'il existe une probabilité d'une propagation précoce de l'épidémie aux États-Unis. La communauté internationale a toutes les raisons de demander aux États-Unis d'accepter l'enquête de traçabilité du virus, mais Washington s'est toujours montré mutique sur les graves préoccupations de la communauté internationale. Au 26 juillet, plus de 13 millions d'internautes chinois avaient signé un appel à l'OMS pour enquêter sur le laboratoire biologique de Fort Detrick aux États-Unis. De nombreux internautes étrangers ont également proposé sur les réseaux sociaux d'en ouvrir la signature à des personnes du monde entier, car «le monde entier veut connaître la vérité sur la traçabilité de la COVID-19». Stephen Kanazawa, chercheur principal au Watson Institute of International and Public Aairs de l'Université Brown aux États-Unis, a souligné que le laboratoire biologique de Fort Detrick Biolab a non seulement une «histoire sombre», car il a notamment travaillé avec des criminels de guerre japonais, et qu'il est toujours le centre de Recherche américaine sur la guerre biologique, estimant qu'une enquête approfondie sur le laboratoire «sera très intéressante». Cependant, selon les médias américains, le gouvernement américain a averti en interne «de ne pas enquêter sur l'origine de la COVID-19, car cela reviendrait à ouvrir la boîte de Pandore». Face aux soupçons de la communauté internationale, les États-Unis non seulement ignorent les soupçons de la communauté internationale, mais en même temps ils ont étendu leur soutien à «l'approche multilatérale». Pour les États-Unis, la seule norme du multilatéralisme qu'ils revendiquent est qu'il peut être utilisé pour leurs objectifs. C'est du pseudo-multilatéralisme nu, et c'est le plus grand tort fait au véritable multilatéralisme dont le but est la coopération internationale.

L'essence du multilatéralisme américain est de former des cliques, de s'engager dans des «petits cercles» et des politiques de groupe, et d'imposer leur propre volonté hégémonique aux autres. La deuxième phase du plan de travail sur la traçabilité proposé par le secrétariat de l'OMS a rencontré l'opposition de nombreux pays car le plan ignorait les conclusions scientifiques tirées de la première phase des travaux de traçabilité et les preuves réalistes de sources virales multi sources et multipoints, et insistait sur «la fuite de virus causée par la violation par la Chine des procédures de laboratoire» comme objectif de recherche. Cela doit faire penser que ce plan de travail, qui ignore la science et le bon sens et considère la Chine comme le seul pays cible, fait écho à la «théorie des fuites de laboratoire» prônée par les États-Unis et est entièrement au service des besoins politiques de Washington de réprimer la Chine. Certains universitaires britanniques ont souligné que les États-Unis ont non seulement utilisé la politique de coalition pour influencer le processus d'enquête de l'OMS, mais a également fait pression sur elle à diverses occasions. Évidemment, le retour des États-Unis au sein de l'OMS, la plus grande organisation internationale professionnelle au monde dans le domaine de la santé publique, n'a pas pour but de renforcer la coopération internationale anti-épidémie, mais de propager un virus politique contre la Chine par le biais de cette plateforme. Pour les États-Unis, la logique politique a depuis longtemps pris le pas sur la logique scientifique. Tant qu'ils pourront discréditer la Chine, tous les moyens sont bons. Un article sur le site Internet du magazine Wired a souligné que certains Américains ne veulent pas de réponse, mais veulent simplement utiliser le processus scientifique long et complexe de recherche de virus pour approfondir les doutes des gens, traîner la Chine dans la boue et déplacer vers d'autres l'attention sur les contradictions de la politique intérieure des États-Unis.

Il faut souligner que les États-Unis pensent qu'ils peuvent «dicter le rythme » dans le monde en formant des cliques et en exerçant des pressions coercitives. C'est évidemment un mauvais jugement de la situation. Les États-Unis ne peuvent pas représenter la communauté internationale, pas plus qu'ils ne sont qualifiés pour tout diriger partout au nom de la communauté internationale. Sur la question de la traçabilité du virus, de plus en plus de pays sont d'accord avec les résultats des recherches de la traçabilité de la première étape et s'opposent à la politisation de la traçabilité, ce qui montre pleinement que le plan de traçabilité du virus ne peut pas s'écarter d'un véritable multilatéralisme, qu'il doit adhérer au leadership des États membres et être entièrement négocié par lesdits États membres.

Coopérer, ne pas discréditer ; dire la vérité, ne pas mentir ; faire preuve d'esprit scientifique, ne pas manipuler politiquement. C'est la bonne façon de retracer la source du virus. Depuis un peu plus d'un an, les États-Unis se sont livrés à des manipulations politiques sur la question de la traçabilité du virus, ce qui a suffisamment fait souffrir le peuple américain. A l'heure actuelle, la situation de l'épidémie aux États-Unis se détériore, et même les médias américains estiment que «le temps qui reste au gouvernement pour réagir est compté». Si les États-Unis continuent de persévérer dans leur obsession et agissent unilatéralement au nom du multilatéralisme, ils ne feront que se retrouver chaque jour plus isolés et causer plus de souffrances à leur peuple.

ZHONG SHENG, pour le Quotidien du Peuple

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