Afrique: Musique - Sam Talanis au rythme de la salsa

interview

Sam Talanis traverse les courants musicaux et marque sa présence sur la scène musicale par la publication d'un nouveau clip " Salsa de Brazza". Entretien avec le "Meilleur artiste de la diaspora" à la bonne dose de sa bonne humeur communicative.

Pourquoi avez-vous choisi la date du 31 juillet pour la sortie officielle du clip Salsa de Brazza ?

La sortie d'un clip constitue un symbole de trait d'union entre le public et l'ambiance du moment. Après le clip Marina tourné à la plage de Pointe-Noire, il m'a semblé nécessaire de célébrer plutôt l'après Covid-19. Cela coïncide par surcroît avec la période où bon nombre de Congolais de l'étranger retournent « au pays » pour faire le plein de soleil, de chaleur humaine et retrouver l'ambiance de fêtes au son du rythme dansant dans des bars ou des « nganda » de chez nous. C'est également un clin d'œil aux sapeurs qui m'ont fait l'amitié d'être parmi les figurants dans le clip.

A propos du clip, vous avez choisi la salsa. Quel est le lien entre votre parcours musical et ce rythme précis ?

Tout est dans le titre : « La Salsa de Brazza ». Il se trouve que la salsa est un rythme issu de notre rumba, avec juste une petite accélération bienvenue et parce que je suis un enfant de Brazzaville et de Pointe-Noire, bien sûr. Ceux qui me suivent depuis un moment savent à quel point je suis attaché à nos racines musicales. C'est ce qui me pousse à creuser dans notre patrimoine pour mettre en lumière les pépites qu'il contient. Depuis ma tendre enfance, j'ai été bercé par tous ces rythmes. En me rendant à l'hôpital où j'exerce en tant que médecin, je passe une bonne partie de mes trajets domicile-travail à écouter, chantonner et m'émerveiller de la richesse du répertoire congolais des deux rives. Ainsi donc, reprendre des classiques de notre salsa et, ce faisant, rendre hommage à nos grands artistes disparus, à savoir Jean-Serge Essous, José Missamou, Willy Moreno Manolo, pour ne citer que ces trois-là, était non seulement une évidence mais un devoir pour moi de les mettre au goût du jour.

Être toujours au goût du jour, c'est ce que le public et le milieu musical retiennent de vous en premier. Deux fois de suite, ils vous ont élu « Meilleur artiste de la diaspora ». Comment expliquez-vous le fait de parvenir à traverser les différents courants musicaux ?

C' est une question d'amour de la musique, de toutes les musiques, et d'humilité face à l'inspiration des artistes qui m'ont précédé et de ceux que j'ai eu la chance de rencontrer dans mon parcours. De plus, au risque de me répéter, la musique est universelle, et, quoique diverse dans ses expressions, elle garde une seule et même origine : 7 merveilleuses petites notes qui, à elles seules, ouvrent grand la porte à une pluralité d'expressions artistiques. Au départ, je suis un grand mélomane qui ne fait aucun distinguo ... Voilà pourquoi je peux m'approprier aussi facilement différents rythmes. Pour les mélomanes qui connaissent ma discographie, ils ne sont pas sans savoir que j'ai fait du reggae, de la salsa, des balades (titre cri du cœur) du boléro, du ndombolo ou du zouk, paix à Jacob Desvarieux, père de ce lien entre les Antilles et l'Afrique. En fait, je suis juste un artiste éclectique. De ce fait, je suis un des maillons d'une chaîne... Je tiens ma note et joue ma partition dans une harmonie qui me dépasse largement. L'album Symbiose avec sa diversité de styles en est la preuve.

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