Maroc: La sélection ciné de Libé

On ne va pas se raconter d'histoires, dans l'univers du 7ème art, les navets et autres films de séries B sont légion comparés aux chefs-d'œuvre cinématographiques. Le constat est d'autant plus prégnant dans les salles marocaines, où l'intérêt commercial prime sur les considérations technico-artistiques, lorsque les directeurs de programmation jettent leur dévolu sur tel ou tel film.

Dès lors, si vous craignez de devoir vous creuser les méninges pour vous décider entre le dernier film de Wes Anderson et celui de Paolo Sorrentino, rassurez-vous, ce casse-tête n'est qu'une illusion. Mais ce n'est pas pour autant que tout est à jeter à la poubelle. Bien au contraire. Tant que les salles obscures du Royaume passeront entre les mailles du filet des restrictions dues à la situation sanitaire, Libé vous proposera une sélection de films à ne rater sous aucun prétexte, et d'autres à éviter à tout prix, en leur accordant une, deux, trois étoiles, ou aucune dans le pire des cas.

Kaamelott (**)

Il y a les fans de Kaamelott", la série française culte, rompus de longue date à cet univers où l'humour se mêle à la dérision. Et puis il y a les autres, qui seront agréablement surpris par l'œuvre d'Alexandre Astier, le créateur de la série à sketches éponyme, qui s'est glissé dans un costume de réalisateur qui lui va de mieux en mieux (Astérix, David et Madame Hansen) Un pari est osé, car le passage au format 16/9ème pour une série à sketches a toujours été un défi quasi insurmontable. Un chemin de croix corsé par la nature de l'univers de Kaamelott, la série inspirée de la légende arthurienne. En effet, Alexandre Astier est à l'origine d'une vision décalée de la légende, en présentant le Roi Arthur comme un chef de file qui éprouve toutes les peines du monde à être à la hauteur de la tâche qui lui est confiée. Il est vrai, peu aidé par l'incompétence chronique des chevaliers de la Table ronde. Plus de dix ans après le dernier épisode diffusé sur la chaîne française "M6", le premier volet de la trilogie cinématographique Kaamelott ne renie pas ses origines, avec toujours autant de situations burlesques. Certes, l'humour est moins mordant comparé à la série, mais la volonté y est. En tout cas, assez pour vous le conseiller,surtout si les comédies sont votre dada.

Space Jam 2 : Nouvelle ère (*)

On y est allé avec des étoiles dans les yeux. On en est ressorti avec un terrible mal de tête et une fâcheuse impression de temps perdu. OK, on avoue que l'on grossit quelque peu le trait, mais au fond, le sentiment est le même. Le pari de faire mieux que Michael Jordan et le premier opus de "Space Jam", 25 ans plus tard, est, à notre sens, totalement perdu. D'abord, parce que Lebron James n'est pas Michael Jordan. Le premier est une star mondialement connue le second l'est beaucoup moins ailleurs qu'aux Etats-Unis. Ensuite, on n'aurait jamais cru dire ça, mais MJ est un meilleur acteur que LJ. Au vrai, ce n'est pas un exploit tant la prestation de Lebron James a été d'une médiocrité sans nom. Pourtant, accompagnés par les Looney Tunes (Bugs Bunny, Daffy Duck, Taz,...), le quadruple MVP de la NBA ne joue ni plus ni moins que son propre rôle : Un basketteur superstar et un père un peu trop exigeant pour son ado de fils, DOM, plus passionné par les jeux vidéos que par la balle orange. A cause de la diabolique intelligence artificielle Al G. Rhythm, le père et le fils vont s'affronter lors d'un match de basket virtuel et survitaminé. Un peu trop à notre goût. En plus d'effets visuels et sonores exagérés, la prestation de Lebron James a été pour le moins catastrophique, à cause notamment d'une absence totale de charisme et de présence devant la L' édition 2021 du Festival Visa for Movie Rabat, initialement prévue du 04 au 08 août, a été reportée à une date ultérieure, ont annoncé, mardi, les organisateurs.

"Face à la situation pandémique liée à la Covid-19 et par mesure de précaution, nous avons décidé en collaboration avec la wilaya de la région de Rabat-Salé-Kénitra de reporter l'édition 2021 du Festival Visa for Movie à une date ultérieure", indique l'Association du Festival international de cinéma d'auteur de Rabat dans un communiqué. "La santé du public est notre unique priorité. C'est évidemment une décision difficile à prendre, mais les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui pour que cet évènement se déroule en toute sérénité", a-t-on expliqué. Saluant le public de Visa for Movie ainsi que les autorités locales pour leur accompagnement de "longue date" et leur soutien renouvelé pendant cette période compliquée, la même source a souligné sa volonté de faire de cet évènement une réussite.

La date de l'évènement sera annoncée ultérieurement, a conclu le communiqué. Report de l'édition 2021 du Festival Visa for Movie Rabat A r t & c u l t u r e 12 LIBÉRATION MERCREDI 4 AOUT 2021 LIBÉRATION MERCREDI 4 AOUT 2021 13 de culture Exposition La galerie d'art Living 4 ART à Casablanca abrite jusqu'au 7 août, l'exposition collective "Le rêve en couleurs". Seize artistes nourrissent l'inspiration affamée, et font bousculer les codes et barrières endurés durant cette période difficile. Hajar Abdellaoui, Hasnaâ Oulmouden, Kamilya Zarkani, Kenza El Arabi, Khaoula Elbouazzaoui Seffour et d'autres exposants invitent les visiteurs à un voyage de création artistique.

Report

Le comité d'organisation de la "Nuit d'hommage aux brillantes femmes de mon pays", initialement prévue le 5 août au Théâtre national Mohammed V, a annoncé le report de cet événement suite aux nouvelles mesures préventives annoncées par le gouvernement pour lutter contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19). Cet événement a été reporté à une date ultérieure qui sera annoncée en coordination avec le ministère de la Culture et la direction du Théâtre national Mohammed V à Rabat, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.

Théâtre La pièce de théâtre "Le dernier article! " de l'Association Wamras pour le développement culturel sera présentée le 4 août au Théâtre national Mohammed V de Rabat. La pièce, mise en scène par Abdelilah Ajil, sera présentée dans le respect des mesures sanitaires et de distanciation sociale. Le spectacle offrira "une nouvelle vision théâtrale basée sur une approche artistique innovatrice", selon un communiqué des organisateurs. Ouvrage "La connaissance de l'image dans la pensée visuelle, l'imaginaire, le cinéma" est le titre du nouvel ouvrage du penseur, professeur universitaire et critique marocain Mohamed Noureddine Affaya, édité par le Centre culturel du livre.

Composé de deux parties et de quatre chapitres, le livre revient sur les enjeux de l'image et du visuel, en évoquant le thème de la perception et les transformations sémantiques dans des productions philosophiques et théoriques contemporaines. Professeur de philosophie moderne, d'esthétique, de communication et penseur marocain, M. Affaya a été membre de plusieurs hautes instances culturelles marocaines. Art & culture La sélection ciné de Libé caméra. Sans oublier un jeu d'acteur loin de toute subtilité et un manque de justesse flagrant. Le multiple champion NBA a confirmé qu'il était plus doué sur un terrain de basket que sur un plateau de tournage. Bref, le nouveau Space Jam, trop bruyant à notre goût, est à voir, si vous êtes fan de basket ou tout simplement si vous avez du temps et de l'argent à perdre.

Un espion ordinaire

Vous l'aurez certainement remarqué, Libé n'a accordé aucune étoile à ce navet. Un espion ordinaire est un film qui n'a absolument rien d'extraordinaire. L'idée de départ avait du sens. Nous sommes dans les années 60. Greville Wynne, un modeste représentant commercial anglais se retrouve malgré lui plongé dans la guerre froide. Une guerre qui le dépasse. La faute au MI-6 et à la CIA. Les services secrets britanniques et américains demandent à Greville Wynne, interprété par Benedict Cumberbatch, de nouer une alliance aussi secrète que périlleuse avec le colonel soviétique Oleg Penkovsky dans l'optique de fournir des renseignements à même d'éviter un affrontement nucléaire et désamorcer la crise des missiles de Cuba. Mais le problème est ailleurs.

D'abord, le récit est trop linéaire. Sans aucun pic émotif. A tel point qu'il nous a fallu nous concentrer pour ne pas piquer du nez. Trop monotone du point de vue rythmique, "Un espion ordinaire" réalisé par Dominic Cooke, tranche ainsi avec la tradition des films d'espionnage où les révélations et les rebondissements en sont un redoutable moteur, à l'instar de "La Taupe", le sublime long métrage que l'on doit à Tomas Alfredson.

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