Afrique: Démocrates et républicains à couteaux tirés autour d'un vaste projet d'expansion des aides sociales

Les sénateurs démocrates ont dévoilé lundi à Washington un vaste projet d'expansion d'aides sociales jugées anathèmes pour les républicains.

Chiffré à 3,5 billions de dollars, ce plan tente de concrétiser des promesses de campagne du président Joe Biden, lui-même un démocrate, faites lors de la présidentielle de 2020. Il inclut aussi des projets chers au sénateur indépendant Bernie Sanders du Vermont, 79 ans, président de la commission du budget au Sénat.

Parmi les propositions phares, on note la gratuité universelle des cours préscolaires pour les enfants de 3 à 4 ans. Les élus proposent aussi de rendre gratuits les cours des deux premières années post-secondaires dans certains établissements. Quant aux personnes âgées, elles devraient bénéficier d'allocations supplémentaires pour les soins de santé, par exemple pour les soins dentaires et l'achat des appareils auditifs.

Régularisation de certains immigrants

Le plan prévoit aussi la régularisation de certaines catégories d'immigrants.

Selon l'ONG National Immigration Center, 107 milliards de dollars seront alloués à la régularisation des sans-papiers qui étaient entrés aux États-Unis pendant qu'ils étaient enfants, mais aussi ceux qui exercent dans les filières liées à la médecine, comme les aides-soignants et les ouvriers des champs agricoles, qui ont joué un rôle crucial au point fort de la pandémie du nouveau coronavirus.

A peine dévoilé, ce vaste projet des démocrates est d'ores et déjà mis au pilori par les sénateurs républicains, qui le jugent trop coûteux et le considèrent comme une expansion injustifiée de politiques socialistes. Même certains élus démocrates ont émis des réserves quant au coût massif de la proposition.

Plafonnement de la dette atteint

Si elles sont adoptées, ces nouvelles dépenses s'ajouteront aux 1 000 milliards de dollars proposés pour la réhabilitation des infrastructures à travers les États-Unis. Il s'agit notamment de réparer les routes, ponts et écoles, en plus d'installer l'internet à haut débit dans les zones rurales, entre autres projets.

Pour compliquer davantage les choses, lundi matin, la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a publié une déclaration alertant les élus sur le fait que les limites d'emprunt du gouvernement fédéral, qui sont fixées par la loi, seront bientôt atteintes.

Si les élus ne votent pas une autre loi pour relever le plafond de la dette ou le suspendre, le trésor public ne sera pas en mesure de payer pour les biens et services déjà acquis.

"Le relèvement ou la suspension du plafond de la dette n'augmente pas les dépenses du gouvernement et n'autorise pas non plus les dépenses pour les futures propositions budgétaires ; il permet simplement au Trésor de payer pour les dépenses déjà engagées", précise la déclaration.

"Ne pas respecter ces obligations causerait un préjudice irréparable à l'économie américaine et aux moyens de subsistance de tous les Américains", a averti le communiqué.

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