Cote d'Ivoire: Classico de l'indépendance 2021 - Harlette Badou N'Guessan fière du regain de la vitalité de l'activité culturelle

Le drapeau tricolore orange, blanc et vert scintillant en toile de fond. Sous les feux de la rampe, plusieurs rangées de musiciens concentrés et bien alignés chacun dans son pupitre. Les instruments bien accordés.

En première ligne les violons solistes, les violons alto, les violoncelles et les contrebasses. Juste derrière, on a les seconds violons et les bois, entre autres, les clarinettes, les saxophones et les flûtes. Et en dernière ligne les cuivres dont les trompettes et les trombones. Le piano et la batterie installés derrière à droite. Sans oublier la rangée de choristes tout au fond. Le chef d'orchestre débout devant les musiciens. Le décor est planté, il est 20h, place à la musique !

Ce 6 août, l'Orchestre de chambre de l'Insaac (O'Cham) a honoré son rendez-vous annuel précédent la commémoration de l'indépendance en gratifiant son public d'un spectacle d'une haute qualité à la salle Kodjo Ebouclé. Il s'agit du Classico de l'indépendance qui était à sa troisième édition. Une édition qui intervient après un an d'absence due à la Covid-19 qui a empêché l'organisation de l'édition 2020.

La ministre de la Culture et de l'Industrie des Arts et du Spectacle, Harlette Badou N'Guessan, qui a pris part au concert, s'est félicitée du regain de la vitalité de l'activité culturelle après le bémol imposé par la crise sanitaire qui, on peut le dire, est aujourd'hui sous contrôle.

« Je suis très heureuse et fière de participer à ce beau concert qui démontre encore une fois que notre industrie culturelle a fait preuve de résilience dans ce contexte de la Covid-19. Il faut en effet une abondance de produits culturels de grande qualité tels que celui-ci. Je félicite vivement l'Orchestre de chambre et les responsables de l'Insaac pour ce travail professionnel qui célèbre dignement notre pays à la veille de son indépendance », s'est-elle félicitée.

Cette édition du Classico de l'indépendance visait certes à commémorer l'accession à l'indépendance de la Côte d'Ivoire, mais les organisateurs voulaient aussi et surtout « célébrer la vie après les durs moments de la Covid-19 qui a endeuillé des centaines de milliers de familles à travers le monde et a sinistré plusieurs secteurs de la vie socio-économique et culturelle », a argué la présidente du comité d'organisation, Blandine Koffi.

Le concert qui a duré deux heures s'est déroulé en deux grandes parties dirigées respectivement par les éminents chefs d'orchestre Pierre Boffouo Kouamé et Fabrice Koffi qui, lui, est le directeur artistique de l'O'Cham. Ce sont plus d'une cinquantaine de musiciens, danseurs et choristes qui ont été mobilisés pour ce concert.

La plupart des artistes de la soirée sont des étudiants en formation à l'Ecole de musique et de danse de l'Insaac. Avec maestria, ils ont interprété en parfaite communion avec le public une trentaine d'œuvres de référence issues des répertoires de grands musiciens tels Mozart, Pachelbel, Manu Dibango et des classiques ivoiriens comme Amédée Pierre, Bailly Spinto, François Lougah et Alpha Blondy.

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