Zambie: Hakainde Hichilema promet un développement économique « plus équitable »

Le nouveau président zambien a prêté serment, le 24 août, devant des milliers de partisans réunis dans le stade des héros pour assister à son investiture, en même temps que son vice-président, Mutale Nalumango.

« Je jure de remplir fidèlement et avec diligence mes devoirs. Nous avons montré au monde entier la résilience de notre démocratie. La baisse du coût de la vie sera bientôt une réalité », a déclaré le nouveau chef de l'Etat, dans son discours, promettant également « une nouvelle aube en Zambie ».

Au cours de son mandat de cinq ans, Hakainde Hichilema a promis de se mettre au travail immédiatement. Il s'emploiera à redresser l'économie et de « sortir ses compatriotes de la pauvreté en veillant à ce que toute la population du pays ait au moins trois repas décents par jour ».

« Aux jeunes, c'est votre victoire et nous veillerons à vous offrir les opportunités d'emploi tant souhaitées », a déclaré Hichilema, qui a commencé son discours en rendant hommage au président fondateur de la Zambie, Kenneth Kaunda, décédé un mois avant le scrutin. Le nouveau président a promis de ne pas avoir recours à la vengeance ou autre type de rétribution dans la lutte contre la corruption, ajoutant que « l'état de droit sera respecté ».

Si le désormais ancien opposant qui s'était déjà présenté cinq fois à la présidentielle sans succès était connu pour sa virulence contre le mode de gestion de son prédécesseur, il aura désormais à faire face à d'énormes chantiers laissés par Edgar Lungu. En premier, une dette importante qui a plongé le pays dans une situation de défaut de paiement en 2020. Une situation à laquelle s'ajoutent les difficultés énergétiques et agricoles liées à la sécheresse ainsi que la pandémie de la covid-19 sur fond d'inflation.

Déjà, les premiers mois du mandat du nouveau dirigeant seront décisifs. En effet, il devra poursuivre les négociations entamées par son prédécesseur pour obtenir un soutien financier du Fonds monétaire international (FMI), adossé à un programme de réformes. En cas d'obtention rapide d'un programme, il pourrait envoyer un signal positif à des créanciers internationaux qui avaient fait de l'accord avec le FMI une condition essentielle pour la poursuite des négociations avec Lusaka concernant sa dette.

L'homme d'affaires autodidacte, Hakainde Hichilema, 59 ans, avait largement remporté l'élection présidentielle du 12 août, devançant son adversaire, le président sortant Edgar Lungu, de plus d'un million de voix. Plusieurs chefs d'Etat, mais aussi des figures d'opposition régionales, ont salué une transition politique en douceur.

S'exprimant à cette occasion, Félix Tshisekedi, président en exercice de l'Union africaine, a déclaré que le continent est fier de la Zambie pour avoir mené avec succès et dans la paix une troisième transition de pouvoir depuis le retour du pays au système du multipartisme, il y a trois décennies.

Lazarus Chakwera, président de la Communauté de développement de l'Afrique australe et président du Malawi, a décrit la Zambie comme « un bastion de la démocratie et du constitutionnalisme en Afrique ».

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