Soudan: L'initiative algérienne à résoudre la crise du barrage de la Renaissance Saluée

Khartoum — Le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok a salué l'initiative entreprise par l'Algérie pour résoudre la crise du barrage de la Renaissance, prévoyant "une solution prochaine à cette crise dans le cadre du droit international".

Dans une interview accordée à la chaîne télévisée saoudienne "Al Sharq", M. Hamdok a affirmé que son pays "apprécie les efforts des dirigeants algériens" dans le cadre de l'initiative visant à résoudre la crise du barrage de la Renaissance.

Il a indiqué, toutefois, que "le Soudan sera fortement secoué s'il arrive un malheur au barrage de la Renaissance éthiopien", précisant qu'il n'existe pas de "solution militaire" pour les différends avec l'Ethiopie au sujet des frontières ou du barrage.

A ce propos, le Premier ministre soudanais a confié que les négociations et le dialogue constitue une condition sine qua non du règlement des différends avec l'Ethiopie, en ce sens que, a-t-il dit, "nous sommes voisins et liés par la terre, l'histoire et les relations communes, affirmant que "ces questions peuvent être résolues par le dialogue".

Considérant son expérience dans la direction de médiations internationales pour le règlement de nombreuses crises, et dans l'espoir de parvenir à une solution de la crise du barrage, l'Algérie a lancé récemment une initiative, favorablement accueillie d'ailleurs, tendant à convenir d'une rencontre entre l'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie.

La visite du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, Ramtane Lamamra en Egypte, au Soudan et en Ethiopie se veut "une tournée de prospection dans les trois pays (... ) pour définir les positions des parties et prendre plus ample connaissance du dossier".

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M. Lamamra avait notamment déploré le fait que les trois pays concernés par ce dossier, l'Egypte, le Soudan et l'Ethiopie " se retrouvent dans une situation difficile suite au conflit d'intérêt sur une question vitale qui est celle des ressources en eau".

Soulignant qu'il y a un grand nombre de médiations en cours, le ministre avait précisé que " la valeur ajoutée de l'Algérie, en plus de son expérience, réside dans le fait que les trois parties lui font confiance".

"Les trois parties considèrent que l'Algérie n'a pas d'agenda additionnel et qu'elle ne pouvait pas se résigner à une dégradation de la situation entre les pays qui lui sont très proches", avait assuré le chef de la diplomatie algérienne.

A ce titre, il avait fait état de "contacts permanents avec l'Union africaine et la Ligue Arabe et d'un échange d'informations avec les autres parties, impliquées dans des médiations à ce sujet".

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