Sud-Soudan: Mettre fin à la culture des meurtres - appel à la paix lancé par les chefs religieux de l'État d'Équatoria occidental

SPLM-N fighter standing in front of traditional tukul hut and mudded up rebel vehicle in Blue Nile state

Tombura — " Nous sommes horrifiés d'apprendre que l'insécurité et les actes de terreur continuent à augmenter dans notre État. Nous sommes tous fatigués de cette situation, nous continuons à vivre avec consternation le massacre en cours, la récupération des corps mutilés de nos fils et filles, enfants, personnes âgées, femmes et hommes."

La dénonciation que les leaders religieux adressent une fois de plus à l'ensemble du peuple de l'État d'Équatoria occidental, fait suite à l'appel à la paix lancé le 4 août dernier par le Conseil interconfessionnel et le Conseil interreligieux (voir Fides 4/8/2021). " Assez de meurtres, de violences, affrontons par le dialogue ceux qui continuent à alimenter cette situation de souffrance dans le Grand Tombura", peut-on lire dans la note reçue par l'Agence Fides.

"Nous demandons instamment au gouvernement du Sud-Soudan, à tous les niveaux, de prendre des mesures draconiennes pour mettre fin à la violence atroce en cours qui cause la mort de tant d'innocents", insistent les dirigeants. "Nous avions l'espoir d'une réconciliation après notre visite œcuménique et solidaire dans le Grand Tombura le mois dernier. Nous avons tous prié ensemble pour l'unité, l'amour, le pardon, la compréhension, le dialogue et le courage de coexister pacifiquement et de travailler ensemble. En tant que chefs religieux, nous demandons aux gouvernements des pays et des États de faire ce qu'il faut, de protéger les civils et d'améliorer leurs conditions de vie !"

En conclusion, les chefs religieux appellent à la paix : "Mettons un terme au meurtre d'innocents, insistons également pour que les auteurs de ces brutalités soient traduits en justice."

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