Afrique: Démarrage du deuxième camp de reboisement - Reverdir le Cap-Vert, pour préserver «les mamelles nourricières de notre histoire»

6 Septembre 2021

Enfants, jeunes, adultes et vieux ont répondu présent à l'appel du Forum Social Sénégalais avec le Collectif «Touche pas aux terres du Phare» et en collaboration avec d'autres organisations citoyennes. Habillés en jogging, tee-shirts, casquettes à la tête, ils ont pris part à la première journée du 2e camp de reboisement qui a débuté, le samedi 4 septembre 2021, avec la plantation d'arbres par les autorités.

Sous l'ombre croisé des arbres, dans les coulisses du monument, la cérémonie de lancement du deuxième camp de reboisement d'organisations citoyennes et panafricanistes et leurs partenaires s'est tenue en présence des autorités.

Après l'arrivée des Eaux et Forêts, et le conseiller technique du président de République en Environnement et en Energie, avec des plantes telles que les cocotiers entre autres, les activités de la journée ont débuté. L'objectif est de planter un important lot d'arbres, des arbres qui pousseront bien tout au long des collines du monument de la Renaissance africaine et du Phare des Mamelles. C'est ainsi que le conseiller technique du président, le colonel Wardini, le représentant de la maire de Dakar, les agents des Eaux et Forêts, le représentant du Port autonome de Dakar ont tous planté leurs arbres, pour ainsi ouvrir le bal. Il s'en est suivi la plantation des «Ecolo-verts», du Forum Social Sénégalais et celle des enfants, les tout petits, appelés les enfants du Forum Social Sénégalais.

Les jeunes ont pris le relais, composés d'étudiants, de scoutes ou tout simplement de jeunes qui se sont senti concernés. En effet, une prise de conscience de la situation climatique est bien remarquée mais aussi l'envi de respirer dans un milieu sain a suscité l'intérêt de certains citoyens, indépendants de tout mouvement à répondre présent à cette journée. C'est ce qui justifie la présence de Fatou Diouf qui nous confie : «ma présence ici est tout à fait libre. J'appartiens à un mouvement de quartier, mais c'est tout à fait un acte citoyen et d'apporter ma pierre à l'édifice. Ce n'est pas seulement le rôle du pouvoir public d'agir pour la cause de l'environnement».

Cependant, l'heure est à l'action, il est temps d'agir pour préserver «les deux mamelles nourricières de notre histoire. Reverdir ces deux mamelles, en faire deux mamelles une foret humaine est notre objectif», a confié Mamadou Mignane Diouf, coordonnateur du Forum Social Sénégalais. Il poursuit : «ces terres ne nous appartiennent pas, elles nous ont été confiées par nos petits enfants du futurs. Ces petits enfants ici présents nous ont demandé de ne pas leurs laisser un écosystème dégradé. Cet espace classé patrimoine historique, cet espace de sécurité maritime et aérienne ne peut pas être laissé à la merci d'une petite entité égoïste, au détriment de tous. Vous avez suivi les dynamiques du changement climatique, ces perturbations, c'est aussi le fait de notre action égoïste et de notre consommation abusive».

Autres réactions, celles des enfants. Aminata, habillée en jogging, nous livre ceci : «je suis accompagné par mon père pour assister à cette journée ; c'est très intéressant». Encore d'autres enfants ont exprimé leurs joies de participer à une telle activité : «c'est super et on a envie que ça continu» disent-ils. Très bien équipés, habillés de tee-shirts, joggings,

casquettes, arrosoirs à la main, les jeunes environnementalistes du Forum Social Sénégalais, du Collectif «Touche pas aux terres du Phare», des EcoloVerts, des jeunesses panafricanistes ont procédé au reboisement du site du monument de la Renaissance africaine et du Phare des Mamelles. Mamadou Mignane Diouf a eu à nous rappeler que «la colline du monument et celle du Phare sont des jumelles dans l'histoire de la cosmogonie Lébou».

Selon la coutume, «des jumelles sont habillées identiquement. Nous sommes à Ouakam, un village Lébou pour habiller de cocotier et d'autres arbres la colline du monument et celle du Phare des Mamelles».

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