Afrique de l'Ouest: Le Bénin aspire à devenir une plaque tournante de l'économie numérique

Début septembre, une assise préparatoire du Réseau francophone des ministres en charge de l'économie numérique a eu lieu à Cotonou. Cette réunion s'est tenue en prélude au18e Sommet de la Francophonie. Le choix du Bénin est lié au changement profond opéré dans le secteur numérique.

Le Bénin ambitionne de devenir la plateforme des services numériques pour toute l'Afrique de l'Ouest et de faire des Technologies de l'Information et de la Communication le principal levier pour son développement socio-économique.

Geoffroy Bonou, président du Comité national d'interopérabilité, a pour objectif de permettre la numérisation en un temps record de l'administration béninoise.

"La plateforme nationale d'interopérabilité a été mise en place il y a un moment par le gouvernement, en vue de permettre à tout ce qu'on a comme système d'information au niveau de l'administration d'interopérer pour qu'on ait à la fin un même langage", explique-t-il.

Le Bénin affiche fièrement ses ambitions en matière d'économie numérique. Le gouvernement entend utiliser les nouvelles technologies comme pour propulser l'économie et moderniser le pays.

Pour Christian Parfait Ahoyo, expert en économie numérique, "les enjeux sont énormes et peuvent impacter tous les secteurs".

"Les enjeux aujourd'hui c'est de voir comment l'économie numérique peut être un support pour les autres secteurs ou accélérer ces secteurs, pour les réorganiser et pour participer à la croissance. Au Bénin, depuis 20 ans, c'est le seul secteur dans lequel il y a eu des croissances soutenues qui ont influencé d'autres secteurs pour l'accélération de la croissance économique et l'inclusion sociale d'ici à 2021. L'enjeu à moyen terme est de faire du pays une plateforme de services numériques pour toute l'Afrique de l'Ouest. C'est un secteur qui est pourvoyeur d'emplois, qui revalorise les jeunes , qui peut booster une économie où tout est à refaire".

L'un des défis est la cherté de l'internet. Robin Accrombessi, président de l'une des associations des consommateurs au Bénin, dénonce "le manque de sérieux dans les services fournis par les opérateurs GSM, ainsi que la mauvaise foi de certains consommateurs".

Pour Aurélie Adam Soule Zoumarou, ministre de l'Économie numérique et de la Digitalisation, "le gouvernement est déterminé et travaille à offrir aux Béninois la connexion internet haut débit et accessible à moindre coût".

"Nous avons à ce jour beaucoup de points de connectivité dans notre pays . Ce qui reste c'est comment on emmène le haut débit au plus près des populations et des entreprises. Nous ambitionnons de réaliser un réseau métropolitain à fibres optiques, fournir des points d'accès WiFi et hotspot dans les zones à forte fréquentation. Nous y travaillons".

L'internet est un aspect important et le haut débit l'est encore plus puisqu'il permet d'aller vers les usages numériques. En 2016, le Bénin était â près de 25% de pénétration de l'internet mobile et aujourd'hui, ce taux tourne autour de 35% selon l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) du Bénin.

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