Nigeria: Les enlèvements d'enfants se banalisent

Enfants vivant dans l'endroit de fortune en bois des personnes déplacées à l'intérieur d'Abuja, la capitale fédérale du Nigéria.

L'an dernier 75 millions d'enfants de 35 pays ont vu leur scolarité perturbée par des attaques contre leur école. Ce qui a poussé l'ONU à consacrer le 9 septembre Journée internationale pour la protection de l'éducation contre les attaques. Le Nigeria est emblématique de ce fléau, depuis les prises d'otage d'écolières par Boko Haram au milieu des années 2010. Et le phénomène s'est encore aggravé cette année, malgré quelques progrès dans le nord-est du pays.

Si beaucoup de petits Nigérians ont retrouvé le chemin de l'école dans l'État de Borno, huit ans après les enlèvements spectaculaires de Boko Haram, dans tout le Nigeria, 1,3 million d'écoliers ont encore subi des attaques pendant l'année scolaire 2020-2021. Le phénomène s'aggrave, s'alarme Peter Hawkins, représentant de l'Unicef dans le pays.

« Il y a une aggravation non seulement du nombre d'attaques contre des écoles, mais des conséquences indirectes de ces attaques. Par exemple, dans l'État de Zamfara, jeudi dernier à 11h du matin, une école a été attaquée et 73 enfants enlevés. La conséquence, c'est que le gouverneur a fermé toutes les écoles de l'État de Zamfara ! »

Les enlèvement d'écoliers contre rançon comme dans l'État de Zamfara se banalisent au Nigeria, devant les attaques jihadistes et de plus rares conflits entre éleveurs et agriculteurs.

Le partage d'information, avec l'aide de la communauté internationale, est nécessaire aux autorités nigérianes pour mettre en place des plans d'action État par État.

Une des solutions peut être de multiplier les écoles pour éviter les concentrations d'élèves et les voyages longs et donc périlleux.

C'est au Nigeria, à Abuja, qu'aura lieu la prochaine conférence internationale sur la sécurité dans les écoles, du 25 au 27 octobre prochain.

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