Burkina Faso: Installation de cameras de surveillance - Le respect des textes s'impose

9 Septembre 2021

L'utilisation de caméras de surveillance ! Voilà une pratique devenue courante dans notre pays, surtout au regard de l'insécurité qui va grandissante. En effet, avec une caméra de surveillance, on peut très facilement identifier un voleur ou tout autre malfaiteur et ce, même après son forfait. Ils sont nombreux les cas où grâce à des caméras de surveillance, l'on a pu mettre le grappin sur des bandits qui se croyaient pourtant à l'abri de tout soupçon. C'est en cela que je salue ceux-là qui prennent le soin d'installer ces outils de surveillance à la maison ou au bureau. Cela permet d'observer tous les mouvements suspects et parfois même de déjouer certains coups.

Ce serait d'ailleurs une bonne chose si tout le monde pouvait se payer le luxe d'installer une caméra de surveillance chez lui. Cela contribuerait à renforcer la surveillance de la ville dans son ensemble, surtout par ces temps qui courent où des hommes armés frappent n'importe où et n'importe comment. Toute chose qui, à mon avis, pourrait dissuader les individus sans foi ni loi qui ont fait le choix de semer la mort et la désolation sur leur passage.

Cela dit, tout en souhaitant une meilleure surveillance de nos villes par des caméras, je rappelle aux uns et aux autres que cela ne saurait se faire que dans le strict respect de la règlementation en vigueur. Je le dis parce que je sais qu'il y a des gens qui pensent qu'il suffit d'avoir les moyens pour se permettre d'installer une caméra de surveillance chez soi, au bureau ou dans son lieu de commerce. Non hein ! Que ceux qui pensent ainsi se détrompent !

Je demande à la CIL de poursuivre sa campagne de sensibilisation

L'installation d'une caméra de surveillance doit faire l'objet d'une déclaration auprès des services compétents, en l'occurrence la Commission de l'informatique et des libertés (CIL). Le requérant, ou si vous voulez le demandeur, doit s'engager à respecter l'intimité ou la vie privée des personnes qui passent et repassent dans le périmètre couvert par la caméra. C'est une étape préalable importante que beaucoup semblent ignorer. Et pourtant, ce n'est pas à négliger. Car, imaginez-vous si un jour, quelqu'un, caché dernière sa caméra, aperçoit son voisin avec la femme de la voisine et qui, violant les textes en vigueur, se permet d'ébruiter l'affaire. C'est peu dire que les conséquences seront incalculables. Voyez-vous ? Ne faisons pas à autrui ce que nous ne souhaitons pas que l'on nous fasse.

L'installation de caméras de surveillance ne doit pas constituer une remise en cause de nos libertés individuelles et collectives d'ailleurs garanties par la loi fondamentale. Tout en invitant les uns et les autres au respect des textes en vigueur, je demande à la CIL de poursuivre sa campagne de sensibilisation. Après quoi, elle pourra passer à la vitesse supérieure en sanctionnant les éventuels contrevenants qui, il faut le dire, sont nombreux. Car, comme on le sait, chez nous, les gens sont di durs d'oreille qu'ils n'entendent raison que quand ils y sont contraints. C'est un combat qui mérite d'être mené au risque de voir certains faire du chantage ou violer allègrement l'intimité ou la vie privée des autres. Ce qui pourrait affecter gravement notre cohésion sociale déjà fort éprouvée depuis quelques années.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X