Madagascar: High-Tech - La baisse des coûts des télécoms envisagée

Les télécommunications ont connu un développement hors norme en quelques années. Mais la fracture numérique est à cicatriser par la baisse des coûts.

Des retombées conséquentes pour les usagers. C'est dans cette optique que le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, MNDPT, a rencontré, les représentants des opérateurs en téléphonie mobile du pays notamment. Ainsi, Tahina Razafindramalo, le nouveau MNDPT, a profité de la visite de courtoisie de ces patrons de la téléphonie mobile, de l'Internet ainsi que du mobile banking pour faire le point sur les divers chantiers ouverts, dont celui concernant la réduction des coûts en matière de télécommunications. Un des points faibles de l'attractivité du pays, si l'on se réfère à de nombreuses études comparatives avec d'autres pays.

En dépit d'un essor exponentiel du secteur. Sur tous les plans. L'une des rares filières qui a pu profiter de la crise sanitaire. Par le recours au télétravail, l'adoption de la visioconférence, et le transfert d'argent, autant d' opérations techniques toutes respectueuses de la distanciation sociale. L'un des gestes barrières indiqués pour endiguer la propagation du coronavirus.

Aussi, cette dernière préoccupation se trouve en tête de liste parmi les priorités des dirigeants actuels. Elle fera ainsi l'objet d'une organisation prochaine de réunions de travail qui vont permettre d'obtenir des résultats tangibles, viables et fiables pour les utilisateurs de ces diverses plateformes de nouvelles technologies. « On continuera à recevoir les principaux acteurs opérant dans le secteur pour pouvoir trouver des solutions concrètes afin d'améliorer continuellement la qualité des usages numériques en adéquation avec la vision de l'Etat malgache », propose le MNDPT sur sa page officielle. À cet effet, lors de l'élaboration de la loi de finances de cette année, une étude a été effectuée par le ministère pour produire un document technique afin d'envisager une retouche sur les droits d'accises sur les télécoms. Ces réformes envisagées tendent plutôt en faveur des opérateurs.

En contrepartie, l'État suggère plutôt que le s impacts de ses largesses soient ressentis au niveau des usagers avec le taux des droits d'accises révisés à hauteur de 8%.

Taux consensuel

À l'époque, les opérateurs avaient avancé une baisse du tarif de l'accès à l'Internet à 0,13 euro pour un giga de connexion. Pour l'État, « ce prix faisait référence à la connexion aux réseaux sociaux et non un accès à tout internet. Ainsi le document stratégique pour la retouche de ces droits d'accises préconisait une révision allant de 9 à 0% de manière à favoriser l'intérêt des accros à leurs portables et ses multiples applications ».

Il est alors temps, tant pour les opérateurs que pour l'État, de se mettre au diapason, un taux consensuel permettant d'obtenir de réels effets sur l'économie globale et non pour le secteur lui même.

Pour comprendre la place et l'importance des télécommunications dans la vie économique, quelques chiffres éloquents. « Le secteur des télécommunications a généré un chiffre d'affaires de plus de 1246,367 milliards d'ariary sur tous les services en 2019, contre 1 017,782 milliards d'ariary en 2018, soit une évolution annuelle de 22,46%. Cette augmentation est essentiellement dû à la régularisation de nouveaux opérateurs auprès de l'ARTEC ». Des statistiques qui ont eu le temps d'évoluer d'une façon exponentielle.

En 1998, au début de l'ère de la téléphonie mobile à Madagascar, la carte SIM d'accès aux services revenait à 75 000 ariary. Aujourd' hui, par la démocratisation de cet outil déclaré d'utilité publique, la puce est presque gratuite. 1000 ariary, avec des bonus pour les appels. En quelques années, un bond exceptionnel a été réalisé. La connexion internet devrait aussi bénéficier des avantages de l'économie d'échelle.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X