Algérie: Introduction des réformes pédagogiques et amélioration de la moyenne d'encadrement dans les universités

Alger — Le Gouvernement compte, dans son plan d'action présenté lundi par le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane devant les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN), améliorer la qualité de l'enseignement par le lancement de "profondes réformes pédagogiques", l'augmentation du nombre de chercheurs et l'amélioration de la moyenne nationale d'encadrement pédagogique dans les universités.

Présentant le plan d'action du Gouvernement à l'APN, M. Benabderrahmane a précisé que le Gouvernement avait placé "le développement humain au cœur de ses intérêts" et que "la réussite des réformes initiées sur tous les plans dépendra du niveau de développement humain", ajoutant qu'il comptait, dans ce sens, "renforcer le capital humain à travers la promotion de toutes ses composantes".

Le Gouvernement s'emploiera à asseoir "les fondements nécessaires au lancement du baccalauréat artistique inscrit au programme du Président de la République", a-t-il ajouté.

Le gouvernement s'engage, dans le domaine de l'enseignement supérieur, à relever les défis en vue d'améliorer les performances qualitatives du système d'enseignement national en adéquation avec les besoins du marché du travail, outre l'optimisation de la Gouvernance Universitaire et sa modernisation, a fait savoir le Premier ministre.

Il a également évoqué les objectifs tracés par le Gouvernement, parmi lesquels la nécessité de "revoir à la hausse le taux des titulaires de doctorat de 63.7% à 90% du total des enseignants", et "la moyenne nationale d'encadrement pédagogique d'un enseignant pour 25 étudiants à un enseignant pour 22 étudiants avant d'arriver à un enseignant pour 18 étudiants en sciences technologiques".

Le Gouvernement compte également "créer 100 projets de recherches mixtes avec le secteur de l'industrie tous les ans, tout en accordant à la recherche appliquée une importance des plus cruciales, d'autant plus qu'il sera procédé au suivi de toutes les recherches en la matière".

En matière de recherche scientifique, il sera procédé selon M. Benabderrahmane à la création de "pôles d'excellence dans la recherche scientifique, d'incubateurs et de filières dans les établissements universitaires et de recherche, en vue de promouvoir la création et l'innovation, répondre aux exigences de l'environnement socioéconomique, oeuvrer au réseautage des entreprises économiques nationales et des laboratoires de recherche scientifique au niveau des universités, tout en donnant à ces laboratoires la priorité dans leurs domaines sur l'expertise étrangère.

Dans le domaine de la formation et de l'enseignement professionnels, il sera procédé à la poursuite de "l'adaptation des offres de formation aux exigences du marché de l'emploi, la promotion des branches et filières de la formation technique, scientifique et technologique, la mise en place d'un mécanisme de veille en matière de qualifications et compétences, l'intégration des diplômés, la réforme de l'organisation et de la gestion du cursus de l'enseignement professionnel et du système d'orientation, avec appui de la formation en entrepreuneuriat".

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Pour ce qui est de l'augmentation des capacités du secteur, le Gouvernement a tracé plusieurs objectifs, dont notamment, poursuit le Premier ministre, " l'augmentation du nombre des établissements de formation avec plus de 50 établissements par an, pour passer de 2003 en 2021 à 2169 en 2024, en sus de l'augmentation annuelle des capacités d'encadrement, passant de 20547 enseignants actuellement à 25171 enseignants en 2024, pour ainsi accroître les capacités d'accueil estimées actuellement à près de 660.000 apprenants et stagiaires, à savoir 50.000 par an".

De surcroit, M. Benabderrahmane s'est engagé à "consolider l'implication de la jeunesse dans le processus de développement national, à travers la mise en vigueur du Plan national Jeunesse, à même de répondre aux préoccupations et aspirations des jeunes et de s'acquitter de leurs responsabilités à tous les plans politiques et socioéconomiques".

Dans le cadre de la réhabilitation et du développement des régions nécessitant un accompagnement, le Gouvernement s'engage à "poursuivre la mise en œuvre du programme ambitieux pour réduire les écarts et les inégalités entre les régions en matière de développement et désenclaver les zones éloignées à travers la poursuite de la généralisation et du raccordement aux différents réseaux (routes, gaz, électricité, eau potable) pour un meilleur accès aux services publics de base", a précisé M. Benabderrahmane.

"Il s'engage également à poursuivre les efforts visant à réduire ces disparités à travers une approche globale, intégrée et inclusive avec des projets à dimensions sociale, culturelle, et économique", a-t-il ajouté.

Confier à l'Agence nationale de l'emploi la gestion du dossier de l'allocation chômage

A travers sa politique sociale, le Gouvernement "s'engage à consolider le pouvoir d'achat des citoyens et à garantir la promotion et l'amélioration de la prise en charge des catégories vulnérables, en développant des mécanismes transparents assurant le ciblage optimal des véritables bénéficiaires, notamment l'achèvement du projet du registre social unique", a affirmé le Premier ministre, précisant que les actions du plan du Gouvernement visent "la protection et le bien-être des personnes aux besoins spécifiques, des personnes âgées, des enfants et adolescents et de la famille et de la femme".

M. Benabderrahmane a en outre fait savoir que le Gouvernement s'emploiera à "mettre en exécution la décision de Monsieur le Président de la République portant sur l'institution d'une allocation chômage qui sera destinée aux chômeurs primo demandeurs d'emploi, sans revenu".

A ce titre, "l'Agence nationale de l'emploi sera chargée de la gestion du nouveau dispositif", a-t-il dit.

Dans le domaine de la santé, M. Benabderrahmane a souligné que le Gouvernement compte "capitaliser sur les acquis réalisés à travers l'amélioration constante de la qualité du système de santé pour atteindre la couverture sanitaire universelle, le renforcement de la prévention et le développement des soins de proximité" en vue de "placer l'Algérie dans la moyenne internationale pour l'ensemble des indicateurs de référence en matière de santé publique".

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