Afrique de l'Ouest: Sahel - "il ne peut y avoir de solution purement militaire aux conflits"

Geneve — La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a affirmé lundi qu'il ne pouvait y avoir de solution purement militaire aux conflits du Sahel, une région qui fait face à de nombreux problèmes d'inégalités de pauvreté et de discrimination, estimant que le maintien de la paix nécessitait des approches fondées sur les droits de l'homme.

A l'ouverture de la 48ème session du Conseil des droits de l'homme à Genève, Mme Bachelet, a énuméré les nombreux défis auxquels la région du Sahel est confrontée comme la mauvaise gouvernance des ressources naturelles, les schémas de pauvreté et d'inégalités, l'accès insuffisant aux services de base, les taux de chômage élevés chez les jeunes et une discrimination à l'égard des minorités, des femmes et des filles"

"Dans une telle situation, il devrait être clair qu'il ne peut y avoir de solution purement militaire aux conflits dans la région", a-t-elle souligné, estimant que "le maintien de la paix nécessite des approches fondées sur les droits de l'homme".

4 millions de déplacés

La Haute-Commissaire a indiqué, en outre, que quatre millions de personnes ont été déplacées à travers le Sahel, selon les estimations du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et l'urgence humanitaire devient "une crise exceptionnelle", selon le Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA).

A cet égard, elle a rappelé que l'urgence humanitaire dans les pays du Sahel est "alimentée par le changement climatique". La désertification croissante, les longues sécheresses suivies de crues soudaines et l'accès inégal aux ressources naturelles amplifient les vulnérabilités existantes, notamment l'insécurité alimentaire, a-t-elle précisé.

A ce titre, les services relevant de Mme Bachelet ont mis en œuvre un projet dans la région du Sahel, avec un accent particulier sur la Mauritanie, le Niger et le Nigeria, avec un objectif d'identifier "les lacunes en matière de protection auxquelles sont confrontées les communautés touchées par le changement climatique et la migration".

Au Nigeria, l'approche consiste à trouver "des solutions dans des endroits qui sont simultanément des sites d'origine, de transit et de destination pour les migrants qui se déplacent en réponse à des événements climatiques extrêmes, des terres dégradées et des conflits liés aux ressources", a-t-elle poursuivi.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X