Madagascar: Lutte contre les feux de forêt - Le manque de ressources matérielles soulevé par Baomiavotse Raharinirina

Il serait actuellement impossible d'évaluer les étendues des dégâts à Ankarafantsika.

La ministre de l'Environnement et du Développement durable interpelle sur la nécessité d'appliquer et de maintenir la tolérance zéro dans la gestion des feux. Ce, par la mobilisation de tous les acteurs et de toutes les structures.

« Nous ne pouvons plus continuer de lutter contre les feux avec les branches... Il faut investir dans des équipements répondant aux normes ». Propos de Baomiavotse Raharinirina, ministre de l'Environnement et du Développement durable lors d'une conférence de presse sur l'évolution de la situation des feux dans la région Boeny. Un moment durant lequel la ministre a fait part des difficultés rencontrées par les équipes faisant actuellement face aux feux qui ravagent une partie de la région Boeny. « Nous avons constaté que malgré la forte mobilisation de ressources humaines, il y a actuellement 600 personnes qui luttent contre les flammes, nous manquons cruellement d'équipements », note Baomiavotse Raharinirina. En effet, à en croire la ministre, le « manque d'équipements adéquats favorise l'expansion des feux et accroît l'ampleur des dégâts environnementaux ».

Interne. Ainsi, la ministre suggère de « repenser la gestion et la lutte des feux dans le pays» . Ce, compte tenu des perspectives d'avenir qui annonceraient « une hausse du nombre des points de feux à l'échelle mondiale. Il faut changer de stratégie, il faut investir et dès demain (ce jour), je vais contacter les pays amis dans cette démarche d'acquisition de matériels de lutte contre les feux », a rétorqué Baomiavotse Raharinirina. La conférence de presse d'hier a également permis de savoir que la problématique de la migration interne constitue un grand défi de la gestion et de la lutte contre les feux à Madagascar.

A en croire la ministre de l'Environnement et du développement durable, la migration climatique « accentue les phénomènes de feux à Ankarafantsika et constitue une problématique sociale ». La migration climatique concernerait surtout la population du Sud du pays qui « pénètre ladite aire protégée afin d'y pratiquer des cultures sur brûlis pour produire du maïs, du manioc ou encore des charbons de bois ». La problématique de la migration climatique constituerait une situation des plus délicates pour les autorités malgaches. D'un côté, la constitution promeut la libre circulation des Malgaches dans tout le territoire national. Ce qui ne permet à quiconque de les interdire d'aller où ils voudraient. De l'autre, ces migrants climatiques constitueraient des « dangers » pour la biodiversité du pays.

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