Madagascar: Transport urbain - Des motos taxis mis en fourrière

Toky, un conducteur de motos taxis dans la ville d'Antananarivo, alerte ses confrères qui stationnent sur le pont Behoririka. « Il faut qu'on parte d'ici. Des agents de police chassent les motos taxis », s'est-il adressé à quelques conducteurs de moto taxi, hier, vers midi. Inquiet qu'on lui arrache sa moto, Toky n'est pas resté attendre des clients. « Je réfléchis à un endroit, un garage ou un parking, dans lequel je peux garer ma moto. J'envisage sérieusement d'arrêter cette activité, jusqu'à ce que le calme revienne », lance-t-il.

Cinq motos taxis à Ivandry ont été mis en fourrière, hier, lors de l'opération de chasse aux taxis-motos, menée par la commune urbaine d'Antananarivo (CUA), en coopération avec les agents du ministère de la Sécurité publique. « Il est interdit d'utiliser ces véhicules à deux roues comme moyen de transport en commun. Nous ne faisons qu'appliquer la loi », explique le commissaire de police Ostrom Whenss, intérim du directeur des Transports et de la mobilité urbaine (DTMU) auprès de la CUA. Après cette opération, les taxis-motos ont presque disparu dans la ville d'Antananarivo.

Entrer dans le formel

Leurs conducteurs les ont retiré des stationnements pour éviter la fourrière. Bien que la régularisation de ce secteur a été rejetée par les conseillers municipaux, récemment, ces conducteurs demandent à être régularisés.

« Cuisinier de métier, j'ai perdu mon emploi en avril 2020, durant le premier confinement. L'hôtel dans lequel je travaillais ne faisait qu'un service minimum. Je faisais parti du personnel licencié, à l'époque. Le président de la République a indiqué qu'il donnera des emplois aux jeunes. Avec cette chasse aux motos, beaucoup vont encore perdre leurs emplois et ne pourront plus faire vivre leurs familles », déplore Tsiry, un autre conducteur de moto. Ces conducteurs promettent de respecter les règles qui leurs seront imposées, pour entrer dans le formel.

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