Cameroun: Coopération Cameroun - Banque mondiale - En toute synergie

Une nouvelle audience accordée hier, au nom du président de la République, par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute à Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique Centrale et de l'Ouest.

C'était sa deuxième visite en l'espace de 48 heures à l'Immeuble étoile. A la tête d'une importante délégation de la Banque mondiale, le vice-président Afrique centrale et de l'ouest de cette institution financière internationale, Ousmane Diagana, a été reçu hier en fin de matinée, par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, au nom du chef de l'Etat. Quatre principaux points ont meublé l'entretien de plus d'une quarantaine de minutes. D'abord la question de la vaccination dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Pour le vice-président de la Banque mondiale, il est important aujourd'hui que les populations adhèrent aux campagnes de vaccination contre cette pandémie, et dont l'objectif reste l'atteinte de l'immunité collective nécessaire pour une reprise sereine de l'activité économique.

Il a du reste fait savoir qu'il s'était rendu personnellement dans un centre de vaccination dans la ville de Yaoundé avant-hier en vue de toucher du doigt les réalités locales. Le second centre d'intérêt de cette rencontre avait trait au développement, avec la prise en compte du facteur genre. « Il est important que le développement d'un pays soit équitablement réparti et bénéficie à tous, en particulier aux femmes », a souligné l'hôte du chef du gouvernement qui sortait par ailleurs d'une rencontre avec un groupe de femmes camerounaises issues de nombreux secteurs d'activités.

L'éducation reste pour les responsables de la Banque mondiale une préoccupation. «Le Cameroun est un pays qui a un passé glorieux dans le système éducatif avec de très bonnes écoles, de très bons centres de formation », a reconnu Ousmane Diagana. Seulement aujourd'hui, « l'éducation ne conduit pas nécessairement à l'employabilité ». D'où la nécessité de trouver les voies et moyens pour concilier formation et emploi pour les jeunes qui sortent des structures de formation.

Dernière préoccupation pour l'hôte de l'Immeuble étoile, la production énergétique. Celle-ci, est de son avis, un indicateur de progrès économique et social. Ce qui revient à œuvrer à son accès à tous, même pour les couches les plus vulnérables. Des sujets qui font de l'Afrique, de l'avis du vice-président de la Banque mondiale, l'une des priorités de cette institution financière internationale. « Aujourd'hui, ce sont 42 milliards de dollars US (soit plus de 23 328 milliards de FCFA, Ndlr) qui sont en cours d'investissement dans les pays d'Afrique centrale et de l'ouest dans des projets de développement » a-t-il fait savoir. Ces investissements visent les secteurs qui touchent de près l'être humain a conclu Ousmane Diagana.

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