Congo-Brazzaville: Justice - L'Adhuc appuie la formation des détenus vulnérables

L'Association pour les droits de l'homme et l'univers carcéral (Adhuc) a remis, le 15 septembre, du matériel intrant à l'atelier de couture du Centre de réinsertion de la maison d'arrêt de Brazzaville et organisé une formation sur les droits et les devoirs des détenus.

Le double geste s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Appui à la réinsertion des détenus vulnérables et à la construction d'un système pénitentiaire idéal en République du Congo ». En effet, financé par la Communauté française pour la solidarité internationale, l'Agence française pour le développement et le Programme concerté pluri-acteurs, ce projet est mis en œuvre par l'Adhuc avec le concours et l'implication de l'administration pénitentiaire.

Composé, entre autres, des pièces d'étoffe, bobines de fil, fer à repasser et huiles de machines, ce matériel permettra de renforcer les capacités opérationnelles de l'atelier de couture ouvert depuis quelques années à la maison d'arrêt de Brazzaville. Remettant un échantillon du matériel à l'administration pénitentiaire, le président de l'Adhuc, Alain Kombo, a rappelé que la maison d'arrêt n'est pas seulement un lieu de privation de liberté mais aussi un endroit qui donne aux détenus la possibilité de recevoir une instruction et une formation professionnelle. Le but étant de faciliter leur réinsertion dans la société et de contribuer au maintien de la paix ainsi que de la sécurité dans la société.

Selon lui, ce genre d'intervention au Centre de réinsertion de la maison d'arrêt contribue à donner une fois de plus une chance aux individus d'être utiles à eux-mêmes et à la société. « Nous saluons le partenariat avec le ministère en charge de la Justice et des Droits humains qui nous donne l'opportunité de réaliser ces activités en milieu carcéral. Ceci pour appuyer et assister les détenus vulnérables afin qu'ils puissent réintégrer rapidement la société en profitant de leur période de privation de liberté et en utilisant leur temps de manière positive », a déclaré Alain Kombo.

Réceptionnant le don, le directeur de la réinsertion sociale et de l'action sociale judiciaire, Jean Joël Komo, s'est félicité du geste de l'Adhuc qui a compris, selon lui, la lourde mission dévolue à l'administration pénitentiaire concernant la prise en charge des personnes détenues. Selon lui, la pénologie moderne recommande que les détenus qui séjournent dans les structures carcérales ressortent sans velléités d'y revenir. « Pour cela, les sociologues avaient pensé qu'il est question de leur donner une formation professionnelle et financer leurs projets de réinsertion pour qu'en repartant dans la société, les mêmes erreurs ne soient plus commises. C'est ainsi que nous avons besoin de l'apport de toute la société, et notre cri d'alarme a été bien entendu par l'Adhuc qui a accepté de nous accompagner », s'est-il réjoui. Il a demandé aux autres ONG de défense des droits de l'homme dans les maisons d'arrêt de suivre la démarche enclenchée par l'Adhuc car les besoins sont pressants.

Jean Joël Komo espère enfin que l'atelier de formation sur les droits et les devoirs des détenus a permis aux participants de recevoir des informations nécessaires leur permettant désormais de ne plus revenir en prison.

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