Madagascar: La peur des jeunes diplômés malgaches face à l'après Covid-19

À Madagascar, les nouveaux bacheliers en quête de leur avenir. Alors que plus de 90 000 jeunes malgaches viennent d'obtenir leur baccalauréat, les salons étudiants se multiplient. Jeudi 16 septembre, à Antananarivo, la capitale, le Salon de la Rentrée Universitaire a attiré une foule de jeunes qui souhaitent poursuivre leurs études. Après un an et demi de pandémie de Covid-19 qui a laissé un marché de l'emploi en pleine crise, choisir sa voie pour cette génération est un problème épineux.

Ils sont des centaines à se presser autour des différents stands d'établissements d'enseignement supérieur. Après quelques minutes de discussions avec les responsables d'une école de gestion, brochures et dépliants dans les mains, Nandrianina ne repart pas sereine : « Je suis très angoissée, car en ce moment, il y a beaucoup d'entreprises qui ne recrutent plus. Donc c'est très difficile de faire un choix. »

« C'est très flou pour moi l'avenir »

Renoncer à son projet initial à cause de la crise du Covid-19 et adapter son choix en fonction du contexte économique, c'est ce que pense faire Karène qui a 18 ans : « J'ai eu mon bac l'année dernière, mais à cause du Covid-19, j'ai laissé tomber mes études de tourisme. Le secteur est complètement à l'arrêt. C'est difficile de se projeter. C'est très flou pour moi l'avenir parce que j'aime beaucoup le tourisme, mais je me sens obligée de changer de voie. »

Antema, bac scientifique en poche, a le sentiment de faire partie d'une génération qui doit redoubler d'efforts : « Je pense que ce sera très difficile pour nous de trouver un emploi. D'autant plus que tout le monde dit que nous sommes "la génération bac Covid-19" qui a eu un cursus scolaire perturbé. J'ai peur que quand nous allons chercher du travail on ne nous embauchera pas parce qu'on dira qu'on a un niveau inférieur aux autres. »

Les dernières statistiques du BIT qui datent d'avant la crise du coronavirus, indiquaient que 20% des jeunes diplômés malgaches étaient sans emploi.

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