Afrique: Conférence économique - Vers une Afrique interconnectée business

Objectif poursuivi via le « Pro Meet up and Learn », forum international dont la 2e édition a été lancée mercredi dernier à Douala.

« Nous exportons des emplois ». Formule du Dr Jean-Luc Mastaki, économiste principal à CEA, parlant de l'Afrique. L'expression, lourde de sens, a été employée par l'expert le 15 septembre, au premier jour du forum international « Pro Meet up and Learn » (PML), dont Douala abrite la deuxième édition. Deux jours de travaux placés sous le thème : « Zone de libre échange continentale africaine : comment le financement et le développement de l'industrie peuvent être un support à la dynamique des pays membres ».

Une industrie qui ne peut se développer que si l'accent est mis sur la transformation. Afin de stopper l'exportation des matières premières, laquelle prive nombre de nos pays des profits tirés de la chaîne de valeur, ne serait-ce qu'à travers les métiers générés par la transformation en produits semi-finis ou finis. Des métiers créés donc dans les pays qui importent lesdites matières premières. D'où « l'exportation » d'emplois évoquée par le Dr Mastaki.

Selon les interventions enregistrées, il est plus que temps d'inverser les choses. Une zone riche de 1,2 milliard de consommateurs et présentant un Pib combiné de quelque 3.000 milliards de dollars US (pour les 54 pays de l'UA), gagnerait à s'intégrer davantage. Et le rôle des entreprises dans cette marche vers une Afrique interconnectée business a été souligné. Notamment par Magelan Ombala, représentant du ministre du Commerce à l'ouverture des travaux. « Quels que soient les fondements solides des objectifs de la Zlecaf, ceux-ci resteront hors d'atteinte si les entreprises africaines ne sont pas en mesure de tirer partie des possibilités qu'offre cette zone en termes d'échanges et d'investissements », dira M. Ombala. « Il paraît donc essentiel que le secteur privé participe efficacement au processus de sa mise en œuvre, avec l'appui actif des gouvernements, de l'Union africaine et des partenaires au développement », a-t-il ajouté. Ce qui entre en droite ligne des vœux d'acteurs du privé, qui voient comme balises sur le chemin du développement, la création de champions nationaux, l'établissement de chaînes de valeur régionales, la transformation structurelle, l'emploi productif, etc.

Carole Mbessa Elongo, promotrice du PML, va énumérer d'autres conditions pour la success story continentale qui s'esquisse : des femmes et des hommes leaders ; un cadre structurel arrimé aux défis ; partenariat public-privé plus soutenu ; une agro-industrie de qualité et plus compétitive ; un secteur portuaire et logistique plus fluide et ultramoderne ; un secteur digital innovant et avant-gardiste ; des financiers ambitieux. « L'Afrique nous parle (... ) Elle nous indique que le moment est venu pour elle d'être une terre d'opportunités pour ses enfants », a également déclaré Carole Mbessa Elongo.

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