Burkina Faso: Recouvrement des recettes 31 juillet 2021 - Hausse de plus de 123 milliards

Sept mois après la tenue du premier Conseil d'administration du secteur ministériel (CASEM) du ministère de l'Economie, les acteurs de ce secteur se sont de nouveau réunis le jeudi 16 septembre 2021 à la direction générale des douanes. Pour cette 2e session ordinaire 2021, les administrateurs avaient pour tâches d'examiner le bilan de la mise en œuvre du programme d'activités au 31 juillet 2021 et d'identifier par la même occasion les défis à relever pour le reste de l'année. Sur le premier point, il est fait état d'une hausse de plus de 123 milliards par rapport à 2020 en termes de recettes.

Il n'est nul doute que notre pays fait face à une situation sécuritaire, socio-économique et sanitaire difficiles. Malgré ce contexte, le ministère de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID) a su tirer son épingle du jeu en ce qui concerne ses activités. Ce qui explique le bilan dressé lors de la tenue de sa 2e session ordinaire du conseil d'administration du secteur ministériel : des acquis réalisés à la date du 31 juillet 2021 à travers la mise en œuvre des actions inscrites dans le plan de travail annuel du ministère. Ces acquis portent sur le recouvrement des recettes et le renforcement des contrôles. Sur le premier point, il fait état de recouvrement de recettes propres à hauteur de 1 135,92 milliards sur une prévision de 1 104,67 milliards de F CFA, soit un taux de recouvrement de 102,83% pour la période. Et par rapport à la même période de l'année précédente, cette mobilisation est en hausse de 123,94 milliards de FCFA selon le premier responsable de ce ministère.

Pour le ministre Lassané Kaboré, on est face à un recouvrement de 102%. Mais le plus important d'après lui, c'est de regarder les choses en termes de progression par rapport à 2020. Et dans ce sens, « nous sommes à plus de 123 milliards de F CFA en termes de recettes ». Pour plus de réussite, il a invité les acteurs à maintenir le cap dans l'optique d'améliorer les performances d'ici la fin de l'année. Et pour ce faire, il faut d'après lui, travailler, entre autres, à l'optimisation de la mobilisation des ressources et la rationalisation des recettes ; la poursuite de l'ensemble des réformes économiques et financières ; le renforcement du contrôle, de l'audit et la sauvegarde des intérêts de l'Etat et la poursuite des efforts dans l'aménagement du territoire et la mise en œuvre des pôles de croissance.

Autre point concernant les acquis, le renforcement du contrôle administratif. Là, l'argentier a fait écho de 228 contrats de marchés publics de plus de 25 missions, soit 4 audits et 21 inspections qui ont été effectuées ; 8 établissements publics de l'Etat et 77 dossiers de déclarations d'opérations suspectes sur 185 ont été analysés. Cette performance est soutenue par la mise en œuvre effective du plan d'action intégrée des réformes des finances publiques, prenant en compte les réformes consécutives aux évaluations de la performance en matière de la gestion de la dette, du contrôle et de l'audit des structures du MINEFID. Il faut noter que les travaux de cette seconde session avait pour thème : « Problématique de la modernisation de la gestion domaniale, foncière et cadastrale : défis et perspectives ». Et pris individuellement, chaque point dudit thème a été abordé par le ministre de l'Economie. Ainsi relèvera-t-il « depuis quelques années, les actions du ministère ont été orientées vers la digitalisation de la gestion fiscale ; ce qui permet aux usagers de déclarer et de payer leurs impôts et taxes en ligne via SINTAX et e-SIXTAX ». Cependant, pour ce qui est de la question domaniale, « des efforts restent à être fournis afin de disposer d'une administration du foncier moderne ».

S'agissant de l'aspect foncier, il a expliqué que le recouvrement des recettes en la matière reste en deçà des attentes par rapport au potentiel existant.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X