Sénégal: Ousmane Sonko sur le mandat de dépot contre Kilifeu et Simon - «Le procureur de la république, Serigne Bassirou Gueye avait prévenu Kilifeu que leur soutien à Sonko ne leur apporterait que des problèmes»

17 Septembre 2021

Se prononçant sur l'affaire de trafic passeport et de visa qui a valu à Kilifeu et Simon, deux membres du mouvement Y'en a marre un mandat dépôt, le leader de Pastef, Ousmane Sonko qualifié de complot orchestré par le régime en place dans le but de discréditer ce mouvement aux yeux des Sénégalais. Prenant la parole lors de la conférence de presse organisée par les membres de Y'en a marre hier, jeudi 16 septembre, Ousmane Sonko a révélé que Kilifeu lui avait dit quelques jours avant les événements de mars que leur soutien à Sonko ne leur apporterait que des problèmes.

Venu apporter son soutien aux activistes du mouvement Y'en a marre, le leader de Pastef qui a échappé à un mandat de dépôt au mars dernier suite à une plainte déposée contre lui par Adji Sarr, une employée d'un salon de message pour viol répété et menace de mort avec arme a d'ailleurs confirmé cette thèse de complot contre les Y'en marriste. «C'est une entreprise de destruction d'un mouvement aussi important que Y'en a marre dans ce pays. Ils ne cherchent qu'une seule chose: détruire le mouvement. S'ils n'y parviennent pas par la voie judiciaire, ils veulent le faire sur le plan moral pour que les Sénégalais n'écoutent plus Y'en a marre. Mais ça ne passe pas et ça ne passera pas. Ce qu'on leur reproche n'est pas encore prouvé et moi j'estime que ça n'existe pas. Vouloir montrer qu'il y a un lien entre les affaires Kilifeu et Simon et Y'en a marre c'est de la mauvaise foi », a martelé l'ancien candidat malheureux arrivé troisième à la dernière élection présidentielle du 26 février 2019 dernier.

Poursuivant son propos, Ousmane Sonko actuellement sous le coup d'un contrôle judiciaire dans le cadre de la procédure ouverture contre lui relative à cette affaire de viol, toujours dans le sens de démontrer la thèse du complot derrière cette affaire de trafic présumé de passeports et de visa a révélé qu'avant les événements de mars dernier, Kilifeu est venu un jour lui dire que le procureur de la République, Serigne Bassirou Gueye l'avait convoqué à son bureau pour lui dire que leur Soutien à Sonko ne leur apporterait que des problèmes. « Il lui avait dit, Sonko va aller en prison et il va pourrir en prison. Kilifeu lui a rétorqué, de toute façon préparez nous des cellules car nous irons tous en prison alors», a expliqué Ousmane Sonko avant de lancer à l'endroit de Aliou Sané coordonnateur du mouvement et de ses camarades «la posture de Y'en a marre doit être encore plus solide dans ce pays. S'ils sont ciblés, c'est qu'ils gênent».

Et le leader de Pastef et de la nouvelle coalition de l'opposition en perspective des prochaines locales de 2022 «Yeewi askan wi» d'ajouter dans la foulée, «nous pensions que les évènements de mars allaient le (Macky Sall) changer un peu. Mais cette affaire montre qu'il y a une entreprise de ciblage de gens simplement parce qu'ils ont dit non. Ce dossier est vide. Qui a escroqué qui ? Une affaire privée sans aucune plainte. Corruption: allez lire l'article 109. Pour qu'il y ait corruption il faut un agent public. Mais où est cet agent public ?». Prenant la parole à son tour, Dr Babacar Diop, leader des Forces démocratiques du Sénégal» (Fds-Les Guelwaars) a rappelé que le «mouvement Y'en a marre est une institution dont les Sénégalais ont besoin».

Abondant dans le même sens, Guy Marius Sagna exprimant lui-aussi sa solidarité et son soutien à ses frères et sœurs de Y'en a marre dit avoir constaté lui-aussi «qu'il y a une entreprise de démantèlement, de liquidation de ce mouvement». «J'ai beaucoup voyagé avec Kilifeu cette année. Nous avons tous regardé ces vidéos mais, nous laissons la justice faire son travail. Nous regrettons la posture de certains propos dans la vidéo. Mais cette affaire est un prétexte pour faire oublier la cherté de la vie», a clamé le président de Frapp/France dégage ! Même son de cloche chez le maire de la Commune de Mermoz Sacré cœur, Barthelemy Dias. Selon lui, «l'instruction dans ce dossier est une prise d'otage. Et la procédure de levée de l'immunité parlementaire c'est de la foutaise déguisée».

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