Centrafrique: La CIRGL appelle à un cessez-le-feu

Les chefs d'Etat de la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) se sont réunis, le 16 septembre, en mini-sommet à Luanda (Angola), pour statuer sur la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine.

La rencontre présidée par le chef de l'Etat Angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, président en exercice de la CIRGL, avait pour objectif d'examiner les résultats obtenus dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations adoptées lors des précédentes rencontres, et de présenter la feuille de route conjointe pour la paix en Centrafrique.

Le mini-sommet de Luanda s'est tenu en présence du chef de l'Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra; ainsi que de ses homologues congolais, Denis Sassou N'Guesso, président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale; tchadien, et des représentants du Soudan, de la République démocratique du Congo, du Rwanda, du Cameroun et du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat.

Après avoir salué la mémoire du défunt président tchadien, Idriss Déby, condamné le récent coup d'État en Guinée et appelé à la libération d'Alpha Condé, les chefs d'État ont adopté la feuille de route pour une sortie de crise en Centrafrique.

Par ailleurs, ils ont encouragé les pays de la région à faire en sorte que le processus de paix en cours en République centrafricaine soit préservé. Ils ont décidé, entre autres, l'appropriation de l'ensemble du processus de paix et de réconciliation par le gouvernement centrafricain ; l'adoption de la feuille de route conjointe pour la paix en Centrafrique; la poursuite des consultations avec les chefs des groupes armés pour une renonciation totale à la violence ; la déclaration de cessez-le-feu par les autorités centrafricaines, « dans les meilleurs délais et au regard de l'engagement pris par les leaders des groupes armés, en tant que facteur indispensable à la réussite de l'ensemble du processus et à la création d'un climat propice à la paix et à la réconciliation nationale ».

Les participants ont appelé également à la poursuite des activités de l'équipe de travail composée des ministres des Relations extérieures de l'Angola et des Affaires étrangères du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, « le cas échéant », afin de permettre, dans les plus brefs délais, la mise en œuvre de la feuille de route adoptée; la définition par la Centrafrique d'un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route conjointe pour la paix dans ce pays, composé de partenaires bilatéraux et multilatéraux.

En outre, le président Faustin Archange Touadera s'est engagé à informer les chefs d'État et de gouvernement des conclusions des consultations en cours et des progrès du processus de paix.

A l'issue du sommet, le président angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, a jugé « essentiel de profiter des avancées réalisées dans le domaine des négociations avec les forces politiques internes de l'opposition, la société civile et les leaders des groupes rebelles ».

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