Afrique Centrale: Casques bleus en Centrafrique - Le contingent gabonais renvoyé

Des soupçons d'abus sexuels ont poussé le Secrétaire général de l'ONU à prendre cette décision mercredi dernier.

partie de la MINUSCA, la force de maintien de la paix en Centrafrique, pour viols sur les mineurs. Les sources onusiennes parlent de 32 cas avérés depuis 2017 et 81 autres cas suspects. Ces allégations avaient déjà amené Libreville à ouvrir une enquête. L'ONU juge cette réaction insatisfaisante. Le comité chargé de la mise en œuvre de la résolution 2 272 attendait des clarifications des autorités gabonaises. D'où la décision du Secrétaire général de l'ONU de retirer tout le contingent gabonnais de la MINUSCA.

C'est une troupe de 450 soldats qui rentre ainsi au bercail à la suite de nouvelles plaintes. Elles portaient sur des abus sexuels sur cinq filles. « Ces dernières semaines, des faits d'une particulière gravité, contraire à l'éthique militaire et à l'honneur des armées, commis par certains éléments des bataillons gabonais... ont été rapportés », lit-on dans un communiqué du ministère de la Défense du Gabon. L'ONU avait informé Libreville la semaine dernière qu'un enquêteur devait être nommé instamment et que l'enquête serait bouclée sous 90 jours. « Si les faits sont avérés, les auteurs seront traduits devant les tribunaux militaires et jugés avec rigueur », promet le ministère gabonais de la Défense.

Ces abus remontent à 2015. Par contre, depuis 2010, les Nations unies ont recensé 822 cas d'abus sexuels sur l'ensemble de leurs missions de maintien de paix dans le monde. Ces accusations constituent un fait récurrent contre lequel l'ONU lutte depuis des années. En 2017, plus de 600 soldats du Congo avait été renvoyés sur pour les mêmes raisons. En 2014, des militaires français de l'opération Sangaris, avaient été également accusés de viols sur des enfants de 7 à 13 ans. La France avait ouvert une enquête qui avait abouti en 2018 à un non-lieu.

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