Afrique: Dossier minier de Ndassima - Un arbitrage entre la Centrafrique et Axmin se tiendra à Abidjan

En Centrafrique, l'affaire concernant les permis miniers de Ndassima, les seules mines du pays connues comme étant industriellement exploitables se poursuit. Le permis avait été retiré au consortium canadien Axmin fin 2019 car les autorités lui reprochaient de ne pas avoir respecté les délais légaux pour débuter l'exploitation. Axmin oppose son incapacité à exploiter à cause des conditions sécuritaires et notamment la présence d'hommes armés sur le site.

Il aura fallu plusieurs semaines pour qu'une date soit fixée. C'est donc le 20 octobre que se tiendra l'arbitrage entre la junior canadienne Axmin et l'État centrafricain. La rencontre aura lieu à Abidjan. Le médiateur a été nommé mais son identité est gardée confidentielle. L'objectif est de trouver une sortie de crise à cette situation. Mais pour la société Axmin, le but est clair, il s'agit de récupérer les deux permis retirés il y a maintenant deux ans. Un retrait qu'elle considère comme illégal.

Contacté le ministre des Mines n'a pas souhaité faire de commentaire, précisant se préparer à la rencontre de fin octobre. Rufin Benam Beltungou, nommé récemment à ce poste, était avant cela le conseiller en matière de ressources naturelles auprès du président Touadéra. Dans une note adressée au chef de l'Etat, il conseillait à l'époque de « revenir purement et simplement sur cette décision de retrait » estimant que cette décision manque de « base juridique ».

Nous demandons simplement le rétablissement de nos droits, nous demandons le rétablissement de notre permis d'exploration et de notre permis d'exploitation. Nous avons investi plus d'un milliard de dollars depuis presque une dizaine d'années.

Maître Crépin Mboli-Goumba, l'avocat de la société Axmin

Axmin a dénoncé à plusieurs reprises l'influence russe dans cette affaire. Les permis ont été rapidement réattribués à l'entreprise Midas Ressources, réputée proche des intérêts russes.

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