Afrique de l'Ouest: Fin de la première phase des concertations nationales en Guinée

La pandémie de Covid-19 a également fait des ravages dans le secteur de l’hôtellerie. Tous plaident pour une levée du couvre-feu de 22h (image d'illustration).
21 Septembre 2021

En Guinée, la première phase des concertations nationales initiées par les autorités militaires avec les forces vives ont pris fin, lundi, à Conakry.

Depuis plus d'une semaine, les regards des Guinéens sont tournés vers le palais du peuple de Conakry où se déroulent les concertations nationales. Une dizaines d'entités de la vie sociales ont été reçu par la junte militaire.

A tour de rôle, chacun donne son point de vu pour la mise en place des organes de la transition. Valery Tally Mane, citoyen rencontré à Kissosso, dans la commune de Matoto, invite la junte à tenir en compte des principaux enjeux du moment : "Les enjeux de notre pays c'est d'abord la réconciliation nationale, la consolidation de la paix la sécurité mais aussi le développement. Le comité est conscient que le Guinéen souffrait. L'attente de tous les Guinéens est de voir que les choses s'améliorent."

Les femmes veulent être entendues

Pour les organisations féminines, le comité national pour le rassemblement et le développement doit mettre l'accent sur l'autonomisation des femmes. C'est le cas d'Aminata Bangoura femme leader. Pour elle, les femmes sont les premières victimes de la mauvaise gouvernance :

"En tant que femme je voudrais que ces nouvelles autorités prennent en compte ce dont les femmes souffrent. Aujourd'hui quand vous sortez à 4 h du matin ou à 5 h ce sont les femmes que vous voyez pour aller chercher de quoi à nourrir la famille parce que les hommes n'ont pas de boulot. Ce sont les femmes qui se battent donc la situation doit être réglé surtout".

La diaspora participe activement aux discussions

Plusieurs Guinéens de la diaspora sont à Conakrypour suivre ces concertations. D'ailleurs les associations des Guinéens de l'étranger ont échangé avec le comité la semaine dernière. Le collectif pour la transition en guinée CTG, une structure qui s'est farouchement opposée au troisième mandat de l'ancien président Alpha Condé à l'étranger a pris part à ces assises.

Sorel Keïta dit avoir eu des échanges fructueux avec les nouvelles autorités de Conakry :

"Moi, je suis comme beaucoup de mes frères de la diaspora, plutôt optimiste. Ce n'est pas un optimiste béat mais c'est un optimiste serein parce que nous avons vu des actes accompagnés de paroles et de déclarations. Pour l'instant il n'y a pas de contradictions. Donc, il est important que la diaspora toute entière se mobilise pour que cette expérience n'échoue pas."

Si l'on en croit des communiqués lus sur les antennes des médias publics hier soir, d'autres rencontres sont encore prévues dans les jours à venir. Cette deuxième phase de rencontres débute par la corporation des magistrats ce mardi 21 septembre 2021 au palais du peuple de Conakry.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X