Madagascar: Dette publique - Un niveau d'endettement encore soutenable pour Madagascar

Les deux accords pour le développement ont été signés entre la ministre malgache de l'Economie et des Finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison et le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Franck Riester, en présence du président de la République de Madagascar Andry Rajoelina

Le poids de la dette malgache est encore soutenable et Madagascar est classé au rang des pays à risque modéré en terme d'endettement. Ce qui lui permet de continuer à contracter des accords de financement pour les projets de développement

« Le ministre chargé des Finances est le seul pouvant engager financièrement le gouvernement central ». Telle est la disposition de la loi 2014-012 régissant la dette publique et la dette garantie par le gouvernement central.

Autorisation légale

C'est en vertu de cette autorisation légale que la ministre de l'Economie et des Finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison a signé, avant-hier, à Paris les deux protocoles financiers pour la réalisation du projet de transport par câble d'Antananarivo et pour le projet d'extension de la centrale hydroélectrique de Mandraka 3. En somme, même si le ministre des Affaires étrangères était présent à la cérémonie, la compétence légale revient au Grand argentier pour ce genre d'accords financiers. L'article 9, alinéa 3 de la même loi stipule que « le ministère chargé des Finances doit tenir compte du plafond d'endettement dans ses accords ». Dans le cas d'espèces, les accords signés à Paris en présence du président de la République respectent parfaitement cette considération relative au plafond d'endettement.

Risque modéré

En effet, le niveau actuel de la dette malgache est encore soutenable. Tout simplement parce que la dernière évaluation annuelle des risques d'endettement effectuée avec les services du Fonds Monétaire International place Madagascar au rang des « pays à risque modéré » en termes d'endettement. Autrement dit, le gouvernement malgache peut continuer à emprunter surtout quand il s'agit de fonds destinés à réaliser des projets de développement. Justement, les deux accords en question, dont le montant total se chiffre à 200 millions d'euros, octroyés par le gouvernement français vont permettre la réalisation de la promesse du président de la République Andry Rajoelina de faire de Madagascar un pays moderne.

Les lignes téléphériques sont destinées à restructurer le réseau de transports en commun de la capitale afin de favoriser la mobilité de la population de la capitale, de reconquérir des espaces publics face à la saturation automobile et la cogestion urbaine et enfin de développer l'inter modalité des différents modes de transports en privilégiant les stations en correspondance avec les autres réseaux déjà existants. Le second projet sur l'extension de la centrale hydroélectrique de Mandraka consiste à doubler les moyens de production de l'électricité pour passer de 15% de taux d'électrification à 50% d'ici 2023.

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