Congo-Kinshasa: F. Tshisekedi à l'ONU - Covid, terrorisme, Zlecaf, climat...

22 Septembre 2021

Félix Antoine Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo et président en exercice de l'Union Africaine a effectivement pris la parole, hier mardi 21 septembre 2021, au siège de l'ONU, à New York, à l'occasion de l'ouverture de la 76me Assemblée générale de cette institution planétaire.

Appelé à plancher autour du thème général retenu pour la circonstance, à savoir « Miser sur l'espoir pour renforcer la résilience afin de se relever de la Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l'Organisation des Nations Unies »

Porte-voix de son pays et de l'Afrique, le Chef de l'Etat congolais a focalisé son oral sur la pandémie de coronavirus, l'insécurité, le changement climatique, l'embellie financière congolaise,, le retrait progressif de la Monusco du territoire congolais, l'intégration économique africaine, les réformes de l'ONU, etc.

Parlant du Covid-19, il a brossé le tableau sombre de ses ravages sur l'économie mondiale en général et les économies fragiles en particulier, singulièrement celles des Etats africains. Il a en appelé, à cet effet, à une mobilisation générale de la communauté internationale pour aider l'Afrique à multiplier les tests contre le Covid-19 et produire sur ses terres aussi bien des médicaments que des vaccins pour faire face à cette pandémie. Il a réitéré, à la même occasion, son plaidoyer en faveur d'un appui financier substantiel des pays du Nord au projet de mise en place d'une Agence Africaine des Médicaments (AAA).

Félix Antoine Tshisekedi a dit haut et fort que si les pays riches ne font rien pour aider le continent africain à vaincre le Covid-19 et à relancer son économie, les effets collatéraux de cette pandémie risquent d'hypothéquer son développement et partant ses efforts de démocratisation et de stabilisation de ses institutions politiques.

Parmi pistes de soutien au redécollage économique de l'Afrique il a suggéré la réallocation du surplus des droits de tirage spéciaux réservés aux pays industrialisés, de manière à faire passer la quotité de ce continent de 33 milliards de DTS, nettement insuffisants, à 100 milliards de DTS, tel que souhaité lors du forum de Paris.

Il a fait également état de l'impératif d'alléger absolument les dettes des pays d'Afrique par leurs créanciers occidentaux ainsi que les institutions financières internationales, notamment le Fonds Monétaire Internationale et la Banque Mondiale. L'Afrique, a-t-il insisté, a besoin des partenariats gagnant-gagnant pour ses projets de développement et d'industrialisation, la réhabilitation et la modernisation de ses infrastructures de base, l'amélioration des conditions de vie des Africains.

S'agissant de l'insécurité, le Président de la RDC a attiré l'attention du monde entier sur un de ses volets les plus dangereux en territoire congolais comme dans plusieurs Etats d'Afrique, à savoir le terrorisme, lequel a pour porte-étendards Daesh, Boko Haram, ADF, FDLR, Aqni, etc. Le continent africain, a-t-il souligné, refuse d'être la base arrière du terrorisme international, d'où la mutualisation des efforts pour y faire face.

Pour ce qui est de l'état des lieux en RDC, en dépit de l'insécurité récurrente dans sa partie Nord-Est, la bonne gouvernance est en train de se traduire par une embellie financière. Les recettes internes sont en nette croissance grâce à la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics. Parallèlement à la stabilité économique, des avancées sont enregistrées dans la chasse aux forces négatives depuis l'instauration de l'état de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Entre-temps, un Plan de transition pour le retrait progressif de la Monusco est en chantier jusqu'en 2024.

Président de l'Union Africaine, Félix Antoine Tshisekedi a fait part, au monde, de sa volonté de matérialiser et faire avancer le processus d'intégration économique continentale, avec comme soubassement la ZLECAF (Zone de Libre Echange Continental Africain).

Pour ce qui est des réformes de l'ONU, il a rappelé les revendications africaines pour une représentation plus significative avec deux sièges de membres non permanents et deux autres de membres permanents au Conseil de Sécurité, avec si possible le droit de veto.

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