Afrique: 76e Assemblée générale de l'ONU - les États-Unis s'opposeront aux tentatives des « pays les plus forts de dominer les plus faibles ».

La promesse a été faite par le président américain, Joe Biden, à l'occasion de la 76e Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU), à New York. Il a appelé à une nouvelle ère d'unité mondiale contre les graves crises de la covid-19, du changement climatique et de l'insécurité, et promis de doubler l'aide des Etats-Unis aux pays en développement dans la lutte contre le changement climatique.

« En termes simples, nous nous trouvons[... ] à un point d'inflexion de l'histoire. Nous devons travailler ensemble comme jamais auparavant », a déclaré Joe Biden, soulignant que son pays allait s'associer à des alliés pour « aider à conduire le monde vers un avenir plus pacifique et plus prospère pour tous ». Il a invité les gouvernements à œuvrer de concert afin « d'assurer une prospérité, une paix et une sécurité équitables pour tous », une entreprise « aussi vitale et importante aujourd'hui qu'elle l'était il y a 76 ans ». Il a appelé à vacciner un maximum de personnes contre la covid-19. « Les bombes et les balles ne peuvent pas servir à se défendre contre la covid-19 ou ses futurs variants », a souligné Joe Biden.

Il a soutenu la nécessité à agir urgemment pour sauver des vies et a appelé à un nouveau mécanisme de santé pour financer la sécurité sanitaire mondiale et un conseil mondial des menaces pour la santé pour garder une longueur d'avance sur les pandémies émergentes.

Pour une diplomatie tournée vers le multilatéralisme

Joe Biden veut une diplomatie tournée vers le multilatéralisme, soulignant le réengagement des États-Unis avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ; la participation à l'initiative vaccinale Covax ; le retour dans l'Accord de Paris sur le climat ; et les préparatifs pour briguer un siège au Conseil des droits de l'homme des Nations unies l'année prochaine. Concernant la crise climatique « sans frontières », le président américain a laissé entendre que toutes les nations devaient présenter « leurs ambitions les plus élevées possibles » à la COP26 en novembre. Enfin, il a présenté un nouvel objectif des Etats-Unis concernant l'Accord de Paris visant à réduire les GES à 50% en dessous des niveaux de 2005 d'ici à 2030.

Joe Biden a indiqué que les États-Unis entrent dans une « nouvelle ère de diplomatie implacable » alors qu'ils s'attaquent aux menaces technologiques émergentes et à l'expansion des nations autocratiques, jurant de ne pas poursuivre « une nouvelle guerre froide, ou un monde divisé en blocs rigides », et déterminé à s'opposer aux tentatives des « pays les plus forts de dominer les plus faibles ».

Cent milliards de dollars contre le changement climatique

Le président américain a promis de « doubler » le montant de l'aide accordée par les Etats-Unis aux pays en développement pour faire face au changement climatique. « Avec notre aide, ainsi qu'un capital accru du privé et d'autres donateurs, nous serons capables d'atteindre le but de mobiliser cent milliards de dollars pour soutenir l'action climatique dans les pays en développement », a-t-il ajouté. A Copenhague, les pays développés s'étaient engagés à mobiliser cent milliards de dollars par an entre 2020 et 2025. Ce qui n'a pas été le cas et devrait constituer un point d'achoppement lors de la COP26 à Glasgow, en novembre. Les pays développés n'ayant pas respecté leur engagement. Il a également promis un investissement de dix milliards de dollars pour mettre fin à la faim et dans le système alimentaire.

L'Afrique plaide pour l'équité vaccinale

Les participants à une réunion organisée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), dont le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, ont affirmé que vacciner tout le monde contre la covid-19 n'est pas un luxe, mais plutôt une priorité urgente pour le développement, notamment en Afrique. Ils ont plaidé pour une équité et un multilatéralisme vaccinal et ont souligné l'urgence de trouver des solutions concrètes pour un accès rapide et universel aux vaccins pour tous, en particulier la population des pays en développement et les communautés marginalisées en Afrique. « Retarder la vaccination dans les pays et les régions à faible revenu comme l'Afrique ne peut pas être la voie à suivre. Les enjeux sont tout simplement trop importants. Mettre fin aux inégalités vaccinales doit être considéré comme un bien public mondial et une priorité de développement pour tous », a déclaré Achim Steiner, administrateur du Pnud.

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