Afrique: New York - La France, l'Allemagne et l'Italie évoquent la situation en Libye

Le maréchal Khalifa Haftar

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et ses homologues allemand Heiko Maas et italien Luigi Di Maio ont coprésidé, le 22 septembre, une réunion consacrée à la Libye, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

A l'issue de la réunion du processus de Berlin qui s'est tenue à huis clos, les participants ont indiqué que leur priorité était que tout soit mis en œuvre pour que les élections aient bien lieu le 24 décembre prochain. Ils ont aussi appelé le Conseil de sécurité à étendre le mandat de la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul). Une composante essentielle, selon eux, pour assurer la paix et la stabilité dans ce pays.

Par ailleurs, aucune mention n'a été faite aux trois annonces politiques majeures faites en Libye ces deux derniers jours : ni à la demande de la chambre haute de reporter les élections d'un an, ni à la motion de défiance du gouvernement par l'Assemblée, et encore moins de la déclaration du général Haftar, qui laisse sous-entendre qu'il se présenterait à la présidentielle.

Les membres du processus de Berlin ont précisé que les élections de décembre « doivent impérativement avoir lieu comme le prévoit la résolution 25-70 du Conseil de sécurité, et qu'il faut tout mettre en œuvre pour les préparer correctement. »

Ils se sont félicités du maintien du cessez-le-feu, mais ont redit aussi le besoin « immédiat » de voir les mercenaires étrangers se retirer de Libye. Enfin, ils ont appelé l'Assemblée libyenne à voter un budget, et Tripoli à permettre les rapatriements de réfugiés.

En outre, le chef de la diplomatie française, Jean Yves Le Drian, a annoncé que son pays abritera une conférence internationale sur la Libye le 12 novembre prochain, à un mois d'élections générales censées mettre fin à une décennie de conflit dans le pays. La France a demandé le maintien du calendrier électoral et le « départ des forces et des mercenaires étrangers », a rappelé Jean-Yves Le Drian.

Rappelons que la ratification, le 9 septembre, de la loi électorale a provoqué une montée des tensions à trois mois du double scrutin crucial.

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