Congo-Brazzaville: Trois questions à Erick Monjour, directeur et créateur du Salon du livre africain de Paris

interview

Inscrit sur le thème "Les Afriques", reflet actuel de l'image des littératures du continent dans leur richesse et leur diversité, le premier Salon du livre africain, soutenu par la Ville de Paris, la mairie du VIe arrondissement et d'autres partenaires, ouvre ses portes ce vendredi 24 septembre à 14h. Entretien avec Erick Monjour, directeur et créateur de ce salon.

Dans un contexte sanitaire difficile, vous avez gardé l'espoir que puisse se tenir le Salon du livre africain. Pourquoi l'avoir maintenu ?

À partir du 9 juin dernier, la sortie du confinement, grâce au "pass sanitaire", a ouvert la possibilité de participer à des événements de plus de mille personnes. Constat est fait : la situation face à la pandémie du covid-19 s'est améliorée. Après plusieurs reports du Salon du livre de Paris, les attentes du public, des auteurs et des éditeurs deviennent de plus en plus fortes. Dans ce contexte, nous avons créé, dans un esprit convivial, un événement spécifique dédié à accueillir, durant trois jours, les littératures du continent dans leur richesse et leur diversité.

À propos de ces littératures, quel contenu littéraire "Les Afriques" donnent à voir et à lire durant ces trois jours ?

La programmation tient compte des meilleurs livres sur l'Afrique. En grande partie, les auteurs et les grands éditeurs seront présents. Le contenu littéraire des conférences tient compte de l'actualité littéraire du moment et est disponible sur le site ; donc, point besoin de le détailler. Les visiteurs viendront à la découverte de grands auteurs et de ceux qui émergent. Nous aurons également plus de cinquante auteurs auto-édités qui disposeront de créneaux de dédicaces de deux heures chacun. Ainsi, une visibilité est offerte à tous.

Sur quels critères évaluerez-vous cette première rencontre littéraire du genre ?

C'est une grande première pour une telle rencontre. À l'heure du bilan, nous évaluerons la fréquentation du public, son ressenti global et la participation aux conférences accessible sur réservation. L'événement étant hybride, présentiel et virtuel, certaines d'entre elles pourront être suivies via nos réseaux sociaux (salondulivreafricaindeparis). La jauge d'évaluation prendra en compte également la satisfaction des éditeurs par rapport au niveau de ventes de livres même s'il est établi que les salons ne sont pas des lieux indiqués pour réaliser un chiffre d'affaires supérieur. Nous prendrons tous les aspects en compte pour faire vivre, par la suite, de la meilleure façon, la vitrine de la diversité de la littérature africaine à Paris.

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