Sénégal: Plus d'un milliard pour le développement de la chaîne de valeurs Riz

Diamniadio — Le ministère de l'Agriculture et de l'Equipement rural a abrité jeudi une cérémonie de signature de deux conventions d'un montant global d'un milliard 200 millions francs Cfa pour le développement de la chaîne de valeur riz.

Ces conventions lient le Projet de développement de la chaîne de valeur riz d'une part à l'Institut national de pédologie et d'autre part à la Direction des bassins de rétention et des Lacs artificiels pour améliorer le rendement de la production.

Il s'agira grâce au financement de la Banque islamique de développement (BID) de "mettre en place un système d'information sur les terres rizicoles des zones cibles du Projet de développement de la chaîne de valeurs Riz et d'effectuer des travaux d'analyse et de cartographie des paramètres de fertilité des sols", a expliqué le ministre de l'Agriculture.

La première convention avec l'INP permettra au ministère de l'Agriculture d'avoir "les meilleurs connaissances sur les terres rizicoles mais également les moyens de soutenir les structures dans leurs tâches quotidiennes", a-t-il ajouté.

"Il est plus qu'utile de connaître et la nature de la terre et le système d'irrigation en vue de mieux adapter les fertilisants à y apporter", a dit Moussa Baldé.

Depuis des décennies, a-t-il ajouté, "les mêmes formules de fertilisants ont été utilisées et le niveau de rendement n'augmente qu'au gré des facteurs comme l'utilisation de semences certifiées et la réduction des attaques".

Pour le ministre, le potentiel des semences utilisées au Sénégal peut permettre de dépasser le niveau de rendement actuel.

D'où la nécessité grâce à la convention entre l'Institut de pédologie et le Projet de développement de la chaîne de valeurs Riz (Pdcvr) de "questionner la nature de nos sols ainsi que la qualité des fertilisants utilisées", a-t-il ajouté.

La seconde convention permettra à la Direction des Bassins de Rétention et des Lacs artificiels de se doter de moyens en vue de mieux assumer ses responsabilités relatives à la maîtrise de l'eau, a dit le ministre entouré des responsables des dits programmes.

Il est attendu de ces conventions la disponibilité d'une base de données géolocalisées sur les terres de riziculture, la caractérisation du niveau de fertilité des terres rizicoles et l'instauration d'un protocole sur leur fertilisation et leur protection entre autres résultats.

En outre, un programme de formation sur les bonnes pratiques de gestion durable des terres rizicoles et l'élaboration d'un manuel de gestion des ouvrages hydroagricoles seront réalisés dans le cadre du projet.

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