Afrique du Nord: L'impact économique réduit de la fermeture de la frontière aérienne d'Algérie

Avion de la Royal Air Maroc

Divisions sur le Sahara occidental, sur le rapprochement entre le Maroc et Israël... Un mois après la rupture des relations diplomatiques, nouvelle étape dans les tensions entre le Maroc et l'Algérie : mercredi, la présidence algérienne a en effet annoncé l'interdiction de survol de son espace aérien pour les avions marocains. Une décision à portée plus politique qu'économique.

Passage au-dessus de la Méditerranée pour rejoindre Tunis, boucle pour éviter le sud-ouest algérien sur le vol à destination de Bamako. Les avions marocains observés en temps réels sur les sites spécialisés respectent visiblement l'interdiction de survol imposée par l'Algérie.

Un impact réduit

Avec l'essentiel du trafic vers l'Europe et l'Afrique de l'Ouest, l'impact de cette décision est réduit pour les compagnies marocaines. Notamment la Royal Air Maroc (RAM), compagnie nationale qui indique avoir 15 vols hebdomadaires vers la Tunisie, l'Égypte et la Turquie. Avec un temps de trajet plus long, donc une consommation de kérosène plus importante, mais qui reste « négligeable », indique un responsable. Aucun vol n'a d'ailleurs été annulé.

Cette interdiction de survol de l'espace aérien algérien est donc plus politique qu'économique. Après la rupture diplomatique et la fermeture des frontières, Alger continue de mettre la pression sur son voisin marocain, et met en place une stratégie offensive, voire menaçante. La veille de l'interdiction de survol de son espace aérien, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a déclaré « qu'une telle situation ne pouvait durer davantage sans causer de dommages, qu'elle risquait de mener les deux pays vers une voie non souhaitable ».

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