Cote d'Ivoire: « Les rencontres BJKD » 1ère édition - "L'entrepreneuriat, un facteur de réduction du chômage", affirment des experts

23 Septembre 2021

La première édition des rencontres « BJKD » s'est tenue, ce jeudi 23 septembre 2021, à Abidjan-Marcory, à Azalaï hôtel. Organisée à 48 heures de la remise de la 4ème édition du Prix BJKD du jeune entrepreneur de l'année, deux thèmes ont été abordés au cours de cette tribune. Il ressort des conclusions des deux experts MM. Guy Abby Noguès et Lucien Agbia que l'entrepreneuriat est un facteur de réduction du chômage et la voie qui s'offre à l'employabilité.

Le premier thème, « Emploi et entreprenariat : Défis et opportunités en Côte d'Ivoire » a été l'affaire de M. Guy Abby Noguès, Administrateur directeur général de la société Finance plus. Quand, M. Lucien Agbia, président directeur général Business 24 Africa, s'est chargé de « L'innovation dans le développement de l'entrepreneuriat jeunes et la contribution du secteur privé à sa promotion ».

Selon Mme Dominique Ozoua Mobio, directrice de la communication de la Fondation Bénédicte Janine Kacou Diagou, l'objectif général de cette rencontre est de contribuer à la consolidation des initiatives de développement de l'entreprenariat jeune. Et ce, dans la sous-région ouest africaine et particulièrement en Côte d'Ivoire pour relever le défi de l'employabilité des jeunes et soutenir l'atteinte des objectifs de développement durable.

Pour une meilleure compréhension de son sujet, M. Guy Abby Noguès a relevé que chaque année en Afrique environ 9,6 millions de jeunes arrivent sur le marché de l'emploi pour, dit-il seulement, 3 millions d'emplois. Poursuivant, il a souligné qu'en Côte d'Ivoire, la Banque africaine du développement (Bad) indique que près de 70 % à 90% des jeunes ivoiriens seraient sans emploi. Et que chaque année, plus de 200 mille jeunes actifs arrivent sur le marché du travail. Définissant l'emploi comme l'exercice d'une profession dans le cadre d'une activité rémunérée par un salaire et l'entreprenariat comme la faculté de créer de la valeur ajoutée, M. Guy Abby Noguès a invité les jeunes entrepreneurs à s'approprie les cinq qualités pour être un bon entrepreneur. Il s'agit de la créativité, de la rigueur, de l'humilité de la confiance en soi et du leadership.

L'expert estime que l'inadéquation des cursus d'enseignements face aux perspectives d'emploi et la faible densité du tissu d'entreprises formelles qui limite le potentiel d'emplois en Côte d'Ivoire et en Afrique en général constituent les principaux freins à l'employabilité des jeunes.

Selon M. Lucien Agbia, le problème qu'on a en Côte d'Ivoire c'est un problème de chômage des jeunes et non un problème d'entreprendre. A propos de l'innovation, il a indiqué qu'elle aide à créer l'avantage concurrentiel. Aux jeunes, il dira : « Quand votre avantage concurrentiel est basé sur l'innovation, votre entreprise rentre dans la durabilité ». Aussi a-t-il appelé les jeunes entrepreneurs à ne pas confondre innovation et technologie car on peut innover sans s'enfoncer dans la technologie. A l'en croire l'innovation n'est pas uniquement au début de l'entreprise. « L'innovation dira-t-il est au début et à toutes les phases du développement de l'entreprise. »

A propos de la contribution du secteur privé à la promotion de l'entrepreneuriat jeune, il a évoqué l'exemple de la Fondation BJKD et celui de la Cgeci Academy. « C'est une grande contribution du secteur privé ivoirien. Il serait bien que cela continue », a souligné M. Agbia. Avant de proposer des incubateurs techniques comme par exemple dans le domaine de l'agriculture. Pour sa part, M. Guy Abby Noguès a indiqué que pour palier en partie au problème de chômage, l'Etat de Côte d'Ivoire a mis en place un certain nombre de structures pour inciter les populations ; notamment la jeunesse en quête d'emploi à créer par elle-même des emplois.

A noter que les lauréats du Prix Bénédicte Janine Kacou Diagou pour l'entreprenariat jeune seront connus, ce samedi 25 septembre 2021.

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