Congo-Brazzaville: Lutte contre les violences fondées sur le genre - L'implication des leaders religieux sollicitée

L'association Azur développement a organisé, le 23 septembre à la mairie du 3e arrondissement Tié Tié, à Pointe-Noire, une session de sensibilisation des leaders religieux à la protection des femmes et des filles contre les violences fondées sur le genre.

L'activité s'inscrit dans le cadre du projet « Protection des femmes et des filles contre les violences fondées sur le genre» que mène l'association Azur développement avec l'appui financier de l'Union européenne. Ainsi, pendant trente-six mois, plusieurs actions seront menées par cette organisation dans les départements de Brazzaville, de la Bouenza et de Pointe-Noire. Des actions qui visent, entre autres, à mobiliser les organisations de la société civile et les leaders communautaires pour prévenir les violences faites aux femmes et aux filles, d'améliorer l'accès des femmes et filles victimes de violences aux services multisectoriels de prise en charge à travers le renforcement des guichets uniques d'assistance à leur égard.

Les participants ont suivi plusieurs communications subdivisées en deux panels en lien avec la problématique de la violence faite sur les femmes et les filles. On peut citer: "Différentes formes de violence faites aux femmes et enfants et leurs conséquences" par Emilienne Gombouka née Emboula, directrice générale de la Promotion de la femme, "Cas de violence reçus dans les commissariats de police et prise en charge" par le colonel de police, Edgard Brice Sosthène Malanda, commissaire de police, commandant territorial de la police judiciaire du Kouilou /Pointe-Noire, "Nécessité d'une prise en charge médicale des cas de violence" par le Dr Jean Deloffre Bassidi, gynécologue-obstétricien, "Cadre juridique de protection des femmes et enfants victimes de violences" par Judicaël Monkessa, procureur de la République, "L'apport de l'église dans la lutte contre les violences fondées sur le genre" par un membre de l'église évangélique du Congo. De son côté, Emelyne Nkosso, coordonnatrice d'Azur développement à Pointe-Noire, a exposé sur les cas de violence reçus au guichet unique et accompagnement des victimes.

Pour Emilienne Gombouka Emboula, directrice générale de la Promotion de la femme, « Suite aux différentes formes de violences faites aux femmes ( viol, inceste, harcèlement sexuel, etc.), en attendant que le projet de loi réprimant les violences ayant pour base le genre ne puisse aboutir, le ministère de la Promotion de la femme et de l'Intégration de la femme au développement s'est doté de la stratégie nationale de lutte contre ces violences. Un document d'orientation qui contient des actions que doivent mener ensemble pouvoirs publics, société civile, partenaires au développement... pour combattre ce fléau ».

Cette stratégie, a-t-elle ajouté, s'est dotée d'un plan d'action de cinq ans et mentionne les différentes actions que tous les acteurs impliqués dans la lutte doivent entreprendre. La sensibilisation occupe également une place importante dans cette stratégie, a-t-elle renchéri, sans oublier la formation des relais communautaires qui vont sensibiliser dans les quartiers, marchés, etc. Selon elle, tout le monde doit s'approprier ce plan d'action puisque de la conjugaison d'efforts par tous dépend l'éradication de cette gangrène dans la société.

Après les échanges et discussions, une constance s'est dégagée sur la dénonciation de tout acte de violence sur les femmes et filles, la recherche des présumés coupables qui doivent répondre le cas échéant de leurs actes devant les tribunaux compétents. Il a été suggéré aussi l'organisation des sessions de sensibilisation à l'endroit des agents de la force publique, des citoyens et toute autre personne impliquée dans cette lutte.

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