Mali: L'Élysée annonce la mort d'un soldat français en opération

Un soldat français a été tué au combat au Mali vendredi matin, a annoncé la présidence française dans la soirée, faisant part de « l'émotion particulièrement vive » du président Emmanuel Macron, qui « réaffirme la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme ».

Le caporal-chef Maxime Blasco, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces (Isère), est mort au combat « contre un groupe armé terroriste ». Selon l'état-major des armées, la victime a été tuée « au cours d'une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la Force Barkhane dans le Gourma malien », dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.

« Des éléments d'un groupe armé terroriste ont été détectés par un drone Reaper tôt dans la matinée, dans la forêt de N'Daki. Une patrouille de deux hélicoptères d'attaque a été rapidement engagée pour les neutraliser », a poursuivi l'état-major. Un groupe de commandos de la force Barkhane a ensuite été déployé au sol pour reconnaitre la zone d'engagement.

« Le groupe de commandos a été pris à partie à courte distance par d'autres éléments du groupe armé terroriste. Au cours de cette action, le caporal-chef Maxime Blasco a été touché par un tireur embusqué, qui a été neutralisé par les commandos. Très grièvement blessé, le caporal-chef Maxime Blasco a rapidement succombé à ses blessures », selon le communiqué de l'armée.

Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations anti-ijihadistes Serval puis Barkhane. Le 2 janvier, deux soldats dont une femme, tous deux du 2e régiment de hussards de Haguenau (Bas-Rhin), avaient été tués dans leur véhicule blindé léger (VBL) par un « engin explosif improvisé », lors d'une mission de reconnaissance et de renseignement.

Cinq jours avant, trois soldats du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse (Meuse) avaient été victimes, eux aussi, d'une bombe artisanale. Ces deux attaques mortelles avaient été revendiquées par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.

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