Afrique: 250 milliards de dollars sont nécessaires pour relancer l'économie (Macky Sall)

Dakar — L'Afrique a besoin d'un financement additionnel d'au moins 250 milliards de dollars d'ici à 2025 afin de pouvoir faire face au choc résultant de la pandémie de Covid-19 et amorcer sa relance économique, a indiqué vendredi à New York, le chef de l'Etat sénégalais, Macky Sall

"Au regard de l'impact profond de la crise, l'Afrique a besoin d'un financement additionnel d'au moins 252 milliards de dollars d'ici à 2025 pour contenir le choc et amorcer sa relance économique", a-t-il déclaré lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies ouverte mardi au siège de l'organisation à New York.

Le président sénégalais a dans ce cadre souligné la nécessité d'œuvrer ensemble pour réaliser le deuxième objectif de Paris portant l'allocation aux pays africains de 67 milliards de dollars suivant des modalités à convenir.

Il a signalé que cet argent est mobilisable sur les quotas de DTS des pays riches qui y consentent, pour atteindre le seuil des 100 milliards convenus.

"C'est ainsi que nous pourrons asseoir les prémices d'un New Deal avec l'Afrique, par une gouvernance économique et financière mondiale réformée, plus juste et plus inclusive. Ce New Deal est possible, si nous faisons en sorte que les paradigmes relationnels avec le continent reposent plus sur le partenariat que sur l'aide publique au développement', a fait valoir Macky Sall.

Il a insisté sur le fait que l'aide au développement à elle seule ne pouvait pas permettre de satisfaire les besoins d'un continent de plus d'un milliard d'habitants et dans lequel beaucoup de choses restaient à construire.

Macky Sall a précisé que cet appui devait se faire sous forme de prêts destinés à financer les secteurs indispensables à son décollage économique, citant entre autres les infrastructures, l'énergie, l'agriculture, l'industrie, l'eau et l'assainissement, la santé, l'éducation et la formation.

"Pour ce faire, un New Deal avec l'Afrique devrait aider à vaincre les déterminismes qui entravent l'accès du continent à ces ressources", a de nouveau expliqué Macky Sall.

Il a ainsi appelé les pays et Institutions partenaires à travailler avec les africains à l'assouplissement des règles de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) pour libérer le potentiel de l'investissement en Afrique.

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