Congo-Kinshasa: Mines en RDC - La Sicomines réagit au rapport accablant de l'ITIE

L'Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) recommande dans un rapport provisoire de renégocier la convention à l'origine de la création de la Sicomines, cette joint-venture sino-congolaise en 2008. Car ce qui était annoncé à l'époque comme le contrat du siècle - six milliards de dollars de prêt contre des matières premières - constituerait en fait « un préjudice sans précédent dans l'histoire du Congo ». Pour un représentant chinois de la Sicomines, les conclusions de ce rapport sont fausses, et il invite l'ITIE à approfondir ses enquêtes.

Parmi les principales accusations de ce rapport, l'existence d'un avenant secret signé en 2017, qui permet de reverser des dividendes aux actionnaires de la joint-venture. Ce qui est contraire à ce qui avait été toujours annoncé, à savoir que les premiers bénéfices devaient servir à rembourser les prêts.

Mais pour un officiel chinois de la Sicomines, il est faux de dire que cet avenant était caché puisqu'il y a eu consensus entre les deux parties, chinoise comme congolaise, et que seule une petite partie des bénéfices devait être distribuée, l'essentiel servant au remboursement des prêts.

L'Etat congolais n'avait obtenu que 36% des parts de la Sicomines, tout en apportant l'essentiel des actifs sous forme de gisements miniers et en assurant une exonération totale de la joint-venture sino-congolaise. Mais pour cet officiel de la Sicomines, tous ces avantages s'expliquent par le prêt de 6 milliards de dollars consenti par la Chine.

Il assure aussi que 43 projets auraient été menés à bien, notamment dans la capitale. Alors que l'ITIE estime que de nombreux projets qui avaient été identifiés comme prioritaires n'ont jamais été réalisés.

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