Cameroun: Riposte à une attaque terroriste - Le pays rode son dispositif

Une simulation grandeur nature a eu lieu hier au stade Omnisports de Yaoundé, en prélude à la prochaine CAN prévue en janvier et février prochains.

Une scène de fiction-réalité grandeur nature. Elle vise à éprouver la capacité des forces de défense et de sécurité à apporter une réponse efficace à une attaque terroriste, lors de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) Total Energies 2021. Cet exercice de simulation est un scénario monté dans le cadre de ce rendez-vous sportif continental. Il était à la fois supervisé par le commissaire divisionnaire Jean-Marie Mvogo, représentant de la DGSN, le capitaine de vaisseau, Samuel Ndutumu, sous-chef Plan à l'Etat-major des armées et le colonel Désiré Magloire Nké, point focal du secrétariat général de la présidence de la République.

Les événements se déroulent entre 14h20 et 16h57, hier 18 septembre au stade Omnisports de Yaoundé. Dans le scénario, trente minutes après le début d'un match, un attentat terroriste survient. Des explosions et des tirs nourris se font entendre. Il s'en suit une prise d'otages à la loge présidentielle. Cinq autorités sont séquestrées et servent de boucliers humains à dix hommes lourdement armés.

La foule, prise de panique, tente de sortir précipitamment du stade. Ce mouvement de panique causera l'effondrement d'une tribune du stade. Les premiers bilans font état de 80 spectateurs tués sur le champ. Environ 180 personnes sont écrasées contre les parois des issues de secours, 350 blessés dont 200 en situation d'urgence absolue, et 70 coincées sous les décombres.

Face à l'ampleur de l'attaque et des dégâts, le Comité national de crise est activé au niveau de la présidence de la République. Le dispositif de maintien de l'ordre mis en place avant le match, va se transformer en dispositif de riposte, avec l'entrée sur le théâtre des opérations, des unités spécialisées pour les interventions anti-terroristes.

Les négociations en vue de la libération des otages ayant échoué, les éléments du Groupement spécial d'Opérations de la police, et ceux du Groupement polyvalent anti-terroriste de la gendarmerie nationale déployés se déplacent par décrochage. Ils avancent vers le lieu de détention des otages. Quelques minutes plus tard, ils neutralisent les assaillants et libèrent les innocents. Après eux, la police scientifique entre en jeu pour les enquêtes, alors que les sapeurs-pompiers essayeront de sauver ce qui peut encore l'être. D'après les organisateurs, la simulation s'est bien déroulée, en dépit de quelques ajustements

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