Congo-Kinshasa: Les dérives sur les réseaux sociaux - Louis Bayobo interpelle les utilisateurs

Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus des facteurs qui jouent un grand rôle dans les vies quotidiennes de la jeunesse actuelle. Si pour les uns, c'est un moyen de mieux faire des recherches, pour les autres par contre, c'est plus les divertissements qui sont placés en avant plan et qui jouent négativement sur leur éducation.

Pour savoir quoi faire afin d'aider les jeunes à un usage utile des réseaux sociaux, le Journal La Prospérité a contacté monsieur Louis Boyobo, professeur en sociologie et Pasteur d'une église. Le sociologue relève en premier lieu, les impacts tant positifs que négatifs d'internet et particulièrement des réseaux sur la vie des jeunes. « L'internet a facilité la tâche aux populations. A travers cet outil, les jeunes se connectent facilement au monde entier. Ils font des recherches dans le cadre de leurs études, se forment, s'informent et apprennent à innover», a souligné Louis Boyobo.

Conflit des générations concernant le côté négatif des réseaux sociaux, le professeur évoque surtout le fait que les adultes n'ont pas la possibilité de suivre de près ce que font les jeunes (enfants ou tous mineurs), mais aussi, le désir de liberté pour les jeunes. «Les jeunes passent du temps seuls devant les ordinateurs et peuvent accéder à des images à caractère sexuel, sans restriction. Ils découvrent le sexe assez tôt, deviennent sexuellement actifs. Cela occasionne la dépravation des mœurs, les coutumes et traditions africaines ne sont plus honorées. Les jeunes imitent ce qu'ils voient sur les réseaux sociaux », explique-t-il en poursuivant que ce conflit des générations s'installe déjà.

Selon lui, il y a d'une part, des aînés qui veulent conserver la culture, les coutumes et traditions anciennes, et d'autre part, les jeunes qui veulent être libres et profiter de la vie. Les réseaux sociaux détruisent la jeunesse congolaise d'aujourd'hui. C'est à cause de ceux-là, que la jeunesse d'aujourd'hui est dans les perditions, a-t-il soutenu.

Pour ce qu'il faut faire pour limiter l'impact négatif des réseaux sociaux, il a déclaré qu'au niveau des jeunes, «un enfant qui connaît la valeur de son corps et celui de son semblable ne pourra pas publier aussi facilement des images à caractère sexuel sur les réseaux sociaux. Et pour les plus jeunes, les parents devraient mettre à leur disposition des tablettes, avec un programme bien défini par les parents », soutient-il.

Il a fini par faire savoir que sur les réseaux sociaux, il y a des personnes qui y développent leurs entreprises, tandis que d'autres se divertissent et parfois ruinent la vie de leurs semblables.

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