Cameroun: Sociétés privées de gardiennage - Le Minat met la pression

Au cours d'une réunion tenue le 30 septembre dernier à Yaoundé avec des promoteurs, le ministre de l'Administration territoriale a réitéré l'obligation pour elles de se conformer aux textes régissant leur activité.

Les sociétés privées de gardiennage devront désormais montrer patte blanche pour pouvoir exercer en toute sérénité. C'est ce qui ressort de la réunion de travail présidée le 30 septembre dernier par le ministre de l'Administration territoriale (Minat). Atanga Nji Paul a rappelé aux promoteurs de ces entités les exigences auxquelles elles sont soumises. Il s'agit du respect des textes qui encadrent cette activité, notamment le décret du 16 septembre 2015 portant application de la loi n° 97 du 10 septembre 1997 relative aux activités privées de gardiennage, modifiée et complétée par la loi du 23 décembre 2014 et la convention collective signée en 2006 par les acteurs du secteur.

Les obligations des sociétés privées de gardiennage commencent par le respect de cette convention collective. Celle-ci demande, entre autres, le paiement d'un salaire régulier aux employés, le respect de la grille salariale, ainsi que l'immatriculation de l'ensemble du personnel à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps). Mais sur le terrain, alors que le secteur connait un certain essor, les agents de sécurité continuent de cumuler plusieurs mois d'arriérés.

Bien plus, leurs employeurs ne reversent pas leurs cotisations à la Cnps et le mode de recrutement pose lui aussi problème. Le Minat s'insurge ainsi contre l'absence d'extrait de casier judiciaire ; situation qui ouvre les portes de la profession à des personnes ayant un passé criminel. De ce fait, indique Atanga Nji Paul, « les recrutements se feront désormais par vague de 100 à 200 agents maximum, sur une période de 12 mois, sans excéder 2000.

[Par ailleurs,] la transmission au ministère de l'Administration territoriale des informations relatives au mouvement du personnel devra être régulière (au moins une fois par semestre) ». Ces sociétés doivent aussi être en règle avec l'administration fiscale. Dans le même temps, la tenue et la carte professionnelle des agents de sécurité devront être conformes. Des exigences qui s'étendent au matériel de protection et de communication et à l'utilisation des brigades canines sur autorisation du ministère de l'Administration territoriale.

Ces mesures sont consignées dans un cahier de charges que les promoteurs des 25 sociétés de gardiennage exerçant légalement seront appelés à signer. Ces mesures sont consécutives aux rapports des autorités administratives qui effectuent régulièrement des descentes sur le terrain. Lesquels mettent en évidence plusieurs carences qu'il faut combler. Ainsi, « tout promoteur a l'obligation d'obtenir au préalable une autorisation de démarrage effectif des activités dûment signées par le Minat, sur la base d'un dossier régulièrement constitué. Des contrôles classiques permettront de suivre le bon déroulement de ces activités », a prévenu Paul Atanga Nji.

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