Sahara Occidental: Rapport du SG de l'ONU au Conseil de sécurité - Responsabilité avérée de l'Algérie dans le conflit artificiel du Sahara marocain

Guterres souligne "le rôle vital" d'Alger dans le règlement de la question du Sahara marocain

Dans le rapport remis par le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au Conseil de sécurité, en perspective notamment de l'adoption d'une résolution prorogeant le mandat de la Minurso, le responsable onusien souligne « le rôle vital » de l'Algérie dans le processus de règlement de la question du Sahara marocain. Ce document, couvrant la période du 30 septembre 2020 au 31 août 2021, réaffirme la « pleine » responsabilité de l'Algérie dans ce dossier qui envenime le climat géostratégie de l'ensemble maghrébin et entrave toute intégration régionale au milieu d'un nouveau monde caractérisé par la floraison d'alliances, d'instances et d'organismes régionaux, continentaux et internationaux, constitués autour d'intérêts économiques et stratégiques vitaux.

Fait significatif pour les observateurs et analystes des documents de l'institution internationale : l'Algérie a été citée dans ledit rapport pas moins de 14 fois, confirmant, à n'en point douter, le rôle avéré de ce pays dans la confection de toutes pièces de ce dossier dont les tenants et aboutissants demeurent désespérément obscures et complètement incompréhensibles. Aussi, sa responsabilité historique étant confirmée aussi bien par les faits que par les règles régissant les relations internationales à travers les quatre coins de la planète quant à ce « conflit » artificiel, l'Algérie devrait-elle jouer ce «rôle vital » dans sa résolution définitive. En outre, les résolutions du Conseil de sécurité, émises depuis 2015, citent à cinq reprises l'Algérie (en tant que partie prenante) au même titre que le Maroc.

Ces documents insistent sur la nécessité d'une contribution active de l'Algérie et des autres participants au processus politique jusqu'à son ultime aboutissement. A ce propos, le Secrétaire général des Nations unies a réitéré sa conviction qu'une solution à la question du Sahara marocain demeure possible « conformément aux résolutions 2440, 2468, 2494 et 2548 du Conseil de sécurité », résolutions appelant à une solution à la question du Sahara marocain. Antonio Guterres a, à cet effet, interpellé l'Algérie pour reprendre sa place autour des tables rondes déjà entamées auparavant, avec la participation du Maroc, de la Mauritanie et du Polisario, comme l'unique cadre dans lequel doit être mené le processus politique onusien.

Là-dessus, en se référant aux seules résolutions du Conseil de sécurité précitées quant à la portée du processus et la solution politique, le Secrétaire général de l'ONU confirme, encore une fois, l'enterrement définitif des propositions et plans désuets de même que leur mécanisme obsolète, en l'occurrence le référendum auquel tiennent le Polisario et son soutien extravagant, l'Algérie, avec un entêtement irrationnel, lesquelles propositions ayant été écartées par les plus importantes instances de l'ONU, le Conseil de sécurité et le Secrétaire général depuis plusieurs décennies. Il est à noter que lesdites résolutions, outre toutes celles ayant été adoptées, par le Conseil de sécurité depuis 2007, ont clairement consacré l'initiative d'autonomie en tant que seule et unique solution sérieuse, crédible et réalisable au différend régional autour du Sahara marocain.

D'ailleurs dans son rapport, le Secrétaire général consacre, une nouvelle fois, le recours à une solution politique, sous les auspices des Nations unies et dans le cadre exclusif des résolutions du Conseil de sécurité, et ce, comme seule voie à la résolution de cette affaire. A ce sujet, le responsable onusien n'a pas manqué d'enjoindre au « Polisario » de cesser immédiatement ses violations du cessez-le-feu et des accords militaires et de mettre également un terme à ses actions d'obstruction au travail et aux déplacements de la Minurso. Le Maroc, soucieux de la légalité internationale et du maintien de la sécurité et la stabilité tant sur le plan régional et continental qu'au niveau international, demeure disposé à collaborer avec l'ONU et ses institutions pour aboutir à une solution politique à ce conflit artificiel qui n'a que trop perduré, pénalisant le présent et le futur de générations entières des populations de la région. Cela ne l'empêche pas, ayant, de fait, recouvré sa souveraineté légitime sur l'ensemble de ses provinces du sud, de poursuivre sa marche de développement. En effet, le processus vertigineux en est d'autant plus manifeste dans son Sahara qui a été récupéré dans un état désastreux d'insuffisances infrastructurelles, urbanistiques et économiques. Dans ce cadre, les richesses naturelles dont regorgent les provinces du sud, ajoutées aux potentialités halieutiques qui les entourent profitent essentiellement, voire exclusivement à la population de leurs agglomérations. Cela a d'ailleurs été constaté concrètement par différents médias internationaux ayant mené des « missions » d'investigation sur le terrain de même que par de nombreuses délégations de visiteurs arabes, africains, européens et américains, dont des hommes d'affaires en prospection d'opportunités d'investissement et ayant exprimé leur admiration de l'élan de développement, particulièrement infrastructurel propice au climat des affaires. D'ailleurs, l'attrait économique s'est instantanément matérialisé, au lendemain de l'annonce historique de la reconnaissance par la plus grande puissance économique et militaire du monde, les USA, de la Souveraineté marocaine sur l'ensemble de son Sahara, par l'engouement de plusieurs pays de différentes régions du globe à ouvrir ou à vouloir établir des représentations diplomatiques, consulats et consulats généraux dans les villes de Laâyoune et Dakhla...

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