Cameroun: Chracerh - Le cap de 280 bébés-éprouvettes franchi

Les trois naissances d'hier, suite à des grossesses obtenues par fécondation in vitro, ont rallongé la cohorte.

Jamais deux sans trois, dit un adage populaire. La loi des séries de trois naissances s'est donc poursuivie hier au Centre hospitalier de recherche et d'application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh). Après les cycles du mois de septembre dernier, un bébé garçon et deux filles ont vu le jour au sein de la formation sanitaire spécialisée en reproduction humaine et dans la lutte contre l'infertilité du couple. C'est au terme de grossesses précieuses obtenues par fécondation in vitro (Fiv).

Le parcours de dame N., ayant requis l'anonymat, n'aura pas été de tout repos, pour dire le moins, jusqu'à l'accouchement. Un problème de pré éclampsie s'est présenté à la fin de sa grossesse. « Elle a commencé à développer une poussée de tension artérielle. Nous avons dû l'hospitaliser pour une surveillance très rapprochée avec des appareils permettant de veiller sur le bien-être fœtal et maternel, sa grossesse étant précieuse.

Nous l'avons gardée jusqu'à ce que le bébé soit mature. Au terme de ce processus, il a fallu sortir le bébé pour éviter que la maman ne fasse une éclampsie, c'est-à-dire qu'elle aurait pu développer son hypertension beaucoup plus, associée à une sécrétion de protéines dans les urines, au point de faire des convulsions. Nous avons pu éviter ce tableau », a expliqué le Pr Jean-Marie Kasia, gynécologue obstétricien, administrateur directeur général du Chracerh. Le soulagement et la joie se lisent dans les yeux de cette maman lorsqu'on lui présente enfin le fruit de ses entrailles : un robuste bébé mâle de 3,070 Kg.

« C'est à ma deuxième tentative que j'ai eu ce bonheur. Je dis merci à Dieu et au couple présidentiel qui a initié la création de cet hôpital et à l'équipe médicale qui nous a encadrée tout au long du processus. Comme le dit souvent le Pr Kasia, son travail s'arrête à la science et le reste est entre les mains de Dieu. Je prie donc Dieu de lui donner la force pour continuer à travailler avec les femmes qui cherchent encore à avoir des enfants », a déclaré la jeune maman au sortir du bloc opératoire.

L'émotion est tout aussi grande pour la patiente suivante, une primipare présentant également une situation à haut risque au regard de son âge avancé -47 ans-, et de la présentant du bébé en siège. « Dans un tel cas, on ne discute pas : c'est une indication formelle de césarienne. Le risque est très important pour l'enfant qui peut souffrir. La mère qui est à son première accouchement n'ayant jamais testé sa voie basse, nous ne tentons pas l'aventure », assure Pr Kasia. Au terme de l'opération, la mère s'est réjoui de sa petite fille de 3,700 Kg. Il en est de même pour la troisième accouchée du jour, primipare de 40 ans et maman d'une fille de 3,500 Kg.

Avec ces trois naissances, le Chracerh comptabilise 281 bébés nés en cinq ans. « On commence à se rapprocher des objectifs qu'on s'était fixé d'atteindre : 300 bébés en cinq ans, au terme de décembre 2021. Nous espérons y arriver. Le compte à rebours a donc commencé pour les 19 restant. Si Dieu nous prête vie, nous espérons aller plus loin, en atteignant les 500 naissances en fin 2023, suite à la fécondation in vitro. Et là, ce sera une joie immense parce qu'avoir ce type de résultats en très peu de temps, ce n'est pas facile », projette Pr Jean-Marie Kasia, reconnaissant de l'investissement du couple présidentiel sur la santé des femmes.

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