Congo-Kinshasa: ADF - Le Congo trahi par une Congolaise !

8 Octobre 2021

« Le temps est l'ennemis de la vérité». Oui, l'adage est en voie de s'accomplir en ce qui concerne la situation d'insécurité qui écume depuis plus de deux décennies l'Est du pays.

Alors que les causes ayant conduit à son apparition n'ont pas encore disparu, l'état de siège fait curieusement, depuis quelque temps, l'objet des critiques acerbes de la part de certains compatriotes, qui en appellent à sa fin au motif que l'insécurité perdure.

Cependant, plus le temps passe, et plus ceux qui participent à la pérennisation de l'insécurité commencent à s'agiter et craignent d'être démasqués. Et petit à petit, l'opinion est en train de découvrir les véritables acteurs de l'insécurité ayant élu domicile dans la partie Est du pays, ses commanditaires, exécutants et complices.

Soudain, les observateurs comprennent clairement les causes profondes de l'agitation qui habite ceux et celles qui en appellent à la fin de l'état de siège.

Un business du sang !

Pendant que les Congolais de l'Ouest, du Sud, du Centre et du Nord s'inquiètent chaque jour qui passe des massacres qu'on ne cesse de perpétrer sur des civils dans les provinces de l'Ituri et du Nord Kivu, on note curieusement que les filles et fils du terroir sont derrière les forces négatives qu'ils ravitaillent aussi bien en armes, argent, nourriture et médicaments!

Grâce à la vigilance des services de sécurité, dont les capacités ont été renforcées, l'armée vient ee mettre la main sur une femme, 56 ans révolus et commerçante bien connue dans la ville de Bunia, convoyant dans son véhicule, comme d'habitudes, une grande cargaison d'armes blanches et bâillonnettes militaires, nourriture et médicaments à donner aux «ADF», exécutants de son business du sang sur le terrain. Elle était accompagnée du gérant de ses affaires, dont la source de financement venait d'être découverte.

Soumise à un interrogatoire serré, la nommée Kavira est passée aux aveux. Elle a reconnu être avec les tueurs de la population identifiés comme «ADF» il y a 23 ans. Chose que les bonnes consciences ne pouvaient s'imaginer : tuer ses frères et sœurs, puis profaner leurs corps, parce qu'on veut devenir riche !

Arrêtez de prendre le pays en otage

Avec l'arrestation de cette dame et son gérant, intervenue après plusieurs interpellations de quelques notables Ituriens et nord-kivutiens soupçonnés d'implication dans les massacres perpétrés sur la population civile, on commence à voir un peu plus clair dans cette nébuleuse insécurité qui empêche le pays de décoller. Les dépenses de guerre consomment le gros du budget de l'Etat ; alors qu'elle est entretenue à dessein par des filles et fils de l'Ituri et du Nord-Kivu, qui en tirent les dividendes. Ils en ont fait leur fonds de commerce.

A partir de ce moment, les Congolais seront plus regardants à l'endroit de tous ceux et celles qui oseront encore les distraire en appelant à la fin de l'état de siège. Ils risqueront d'être désormais considérés comme des suspects au même titre que cette dame ravitalleuse des tueurs du peuple congolais.

Malheureusement pour eux, et le Président de la République l'a réaffirmé du haut de la tribune des Nations Unies, l'état de siège ne sera levé que lorsque les causes ayant milité en faveur de son instauration auront disparu.

Que les élus de l'Est disent la vérité aux Congolais

Au regard de toutes ces révélations sur la nébuleuse guerre asymétrique des ADF, les députés et sénateurs des provinces placées sous l'état de siège qui sont en contact permanent avec leurs «bases» électorales ne peuvent prétendre ne pas être au courant de toutes ces complicités. En tant qu'acteurs politiques, ils sont censés connaître ce qui se passe dans leurs terroirs respectifs. Car, de la même que ceux qui les avaient élus se confient, ils devraient également être mis au parfum de cette sale besogne de complicités avec l'ennemis qui donne la mort aux Congolais. Qu'ils disent la vérité à la nation pour permettre le retour de la paix durable sur l'ensemble du territoire national. Ils permettront par la même occasion au gouvernement d'exécuter d'autres priorités qu'il ne peut pas actionner aussi longtemps qu'une partie du territoire est en proie à l'insécurité. L.P

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